Formation d’auxiliaire de vie gratuite et rémunérée : ce dispositif Pôle emploi méconnu qui paye jusqu’à 1 550 € et offre 85 % de CDI
Vous cherchez une formation auxiliaire de vie gratuite et rémunérée, sans repartir de zéro ? De la POEI aux parcours en alternance, plusieurs solutions concrètes ouvrent la porte à un CDI rapide.

Se reconvertir sans perdre son revenu reste un casse tête pour beaucoup de demandeurs d’emploi ou de salariés en fin de parcours. Dans le secteur de l’aide à la personne, la situation est pourtant en train de changer vite, porté par le vieillissement de la population française et une hausse d’environ 7 % par an des recrutements depuis 2020 selon le ministère du Travail.
Dans ce contexte, la formation auxiliaire de vie gratuite et rémunérée s’impose comme une piste très concrète pour accéder à un métier utile, recherché et stable, sans avancer de frais et avec une allocation pendant l’apprentissage. Un dispositif en particulier tire son épingle du jeu et séduit de plus en plus de personnes en reconversion.
Formation auxiliaire de vie gratuite et rémunérée : le rôle clé du dispositif POEI
La Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle, plus connue sous le sigle POEI, est au cœur de ces parcours. Mise en place par Pôle Emploi, elle permet de suivre une formation d’auxiliaire de vie gratuite, entièrement calibrée sur les besoins d’un poste proposé par une entreprise ou une structure d’aide à domicile. Le parcours dure en général 400 heures, soit environ trois mois, avec un contenu pensé pour correspondre exactement aux attentes de l’employeur partenaire.
Côté revenus, la POEI prévoit une rémunération mensuelle comprise entre 685€ et 1000€ selon la situation personnelle du stagiaire. Pour les parcours en alternance, la rémunération annoncée peut aller de 687€ à 1200€ pour un contrat d’apprentissage et jusqu’à 1550€ pour un contrat de professionnalisation. Les résultats en matière d’emploi restent élevés : 85 % des stagiaires obtiennent un CDI à l’issue de la formation et le taux d’insertion professionnelle atteint 92 % dans les trois mois qui suivent la fin du programme. Le dispositif s’adresse à un public large, incluant réfugiés statutaires, bénéficiaires de protection subsidiaire ou temporaire, apatrides et citoyens français, sans limite d’âge, avec simplement un niveau de français minimum A2 pour suivre les cours dans de bonnes conditions.
Quel contenu pour une formation d’auxiliaire de vie gratuite et rémunérée ?
Les formations financées via la POEI préparent le plus souvent au Titre professionnel d’Assistant de Vie aux Familles (ADVF), une certification reconnue par l’État, ou au Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES). Le programme se structure en blocs de compétences qui couvrent l’ensemble des tâches du quotidien au domicile des particuliers et auprès de publics fragiles. On y trouve notamment des modules sur l’entretien du cadre de vie, l’accompagnement des gestes essentiels ou encore la prise en charge des jeunes enfants.
- Entretien du logement et du linge
- Accompagnement des personnes dans les actes essentiels du quotidien
- Prise en charge d’enfants, notamment de 0 à 3 ans
- Formation aux premiers secours avec un titre de type SST
- Modules spécifiques sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap
Ces contenus sont dispensés en mode mixte, avec une partie en e learning accessible en continu et des temps de pratique hebdomadaire en présentiel, ce qui offre une certaine souplesse d’organisation aux apprenants tout en maintenant un suivi rapproché par des formateurs experts. Après la formation et six mois d’exercice professionnel, les candidats passent l’examen du titre professionnel ADVF, qui repose sur la rédaction d’un dossier professionnel et une mise en situation devant un jury. Beaucoup décrivent une montée en compétences rapide : « En trois mois, j’ai appris beaucoup de choses. J’ai l’impression d’avoir appris autant qu’en un an. Les formateurs ont pris le temps pour nous permettre de comprendre. Ainsi, je peux encore mieux aider et communiquer avec les personnes que je vais être chargée d’accompagner au quotidien. », explique Aida à Paris.fr.
Financement, inscription et débouchés après une formation d’auxiliaire de vie
Un des points forts de la formation auxiliaire de vie gratuite et rémunérée par la POEI réside dans son financement. Le coût pédagogique est intégralement pris en charge par Pôle Emploi et les employeurs partenaires, sans avance de frais pour le stagiaire. D’autres leviers peuvent compléter ce schéma selon les profils : le Compte Personnel de Formation, avec un crédit annuel compris entre 500€ et 800€, le plan de développement des compétences de l’employeur actuel ou encore des financements régionaux, en particulier pour les demandeurs d’emploi. En alternance, les frais de scolarité sont pris en charge par l’employeur d’accueil, ce qui permet aussi d’accéder à une formation d’auxiliaire de vie en alternance rémunérée. À Paris, le programme « Paris Emplois à Domicile » illustre cette logique : il vise les habitants inscrits à France Travail, parfois très éloignés de l’emploi, avec la possibilité d’obtenir une promesse d’embauche avant même l’entrée en formation et des sessions ADVF en POEI proposées régulièrement. Les inscriptions se font directement auprès des organismes de formation, certaines sessions étant présentées lors de réunions d’information dans les Points Paris Emploi ou via les plateformes d’orientation spécialisées.
Une fois le diplome obtenu, les débouchés couvrent un large éventail de structures : services d’aide et d’accompagnement à domicile, associations, entreprises privées ou publiques, mais aussi emploi direct chez les particuliers via le chèque emploi service, foyers logements, EHPAD ou établissements spécialisés. Le salaire débute en général autour de 1600€ brut par mois, avec des possibilités d’évolution vers des postes de coordination d’équipe ou, après des formations complémentaires, vers les métiers d’aide soignant puis d’infirmier. Au delà des compétences techniques acquises pendant la formation, les organismes insistent sur des qualités comme l’empathie, le respect, la discrétion, l’écoute, la ponctualité, une bonne condition physique, l’autonomie et la capacité d’adaptation, qui sécurisent l’insertion dans un secteur où la demande de professionnels qualifiés continue de progresser.







