Inflation à 2,4% : votre Livret A à 1,5% ne suffit plus, ce placement garanti le surclasse pour protéger votre épargne
En mai 2026, l’inflation grimpe à 2,4 % pendant que le Livret A stagne et que 600 milliards d’euros dorment sur les comptes courants. Quels placements encore accessibles peuvent réellement protéger votre épargne sans la bloquer inutilement ?

L’inflation est repartie à la hausse en France : en mai 2026, les prix à la consommation ont progressé de 2,4 % sur un an, selon l’INSEE, après avoir quasiment stagné en début d’année. La facture énergétique, dopée par la remontée des prix du pétrole, tire cette reprise, tandis que les produits d’épargne les plus répandus restent calés sur des niveaux beaucoup plus bas.
En face, le compte courant ne rapporte toujours rien et le Livret A affiche 1,5 % net depuis le 1er février 2025. Pour les 55 millions d’épargnants qui détiennent ces produits, la perte de pouvoir d’achat est mécanique. « Avant même de parler du Livret A, les Français ont beaucoup d’épargne qui dort. Avec cette inflation, il faut encore moins laisser son épargne sur le compte courant », avertit Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct, cité par Capital. Dans ce contexte, la question revient partout : quels placements qui battent l’inflation en 2026 restent réellement accessibles au grand public.
Inflation 2026 : Livret A utile, mais plus suffisant
« Il reste utile, car il est disponible à tout moment et net de fiscalité. C’est le bon outil pour votre épargne de précaution, c’est-à-dire trois à six mois de salaire. Mais ce n’est plus une façon de protéger son capital de l’inflation ». Avec 2,4 % d’inflation pour un rendement à 1,5 %, le Livret A laisse donc le capital s’éroder. La prochaine révision du taux, attendue le 1er août 2026, reste incertaine. « On pourrait imaginer que ça pousse vers 1,75 %, mais rien n’est certain à ce stade. Et même à ce niveau, on n’est pas en mesure de combattre l’inflation. »
Face à ce décrochage, le grand gagnant du moment reste le fonds euros en assurance-vie. « C’est le placement qui profite le plus du contexte actuel », estime l’expert. « les assureurs sont en mesure d’aller chercher ces rendements, ils investissent sur des horizons longs tout en offrant de la liquidité » et « Les livrets réglementés ne peuvent pas suivre ». Selon France Assureurs, le rendement moyen des fonds euros a atteint 2,6 % en 2025, tandis que les meilleurs contrats ont servi 3,5 %, avec des boosts temporaires jusqu’à 5 %. « Il faut aller sur les meilleurs contrats, pas se contenter de la moyenne » et « C’est comme ça qu’on a un bon outil pour se couvrir durablement contre l’inflation ».
| Placement | Rendement indiqué | Au-dessus de 2,4 % ? | Liquidité / durée | Risque |
|---|---|---|---|---|
| Compte courant | 0 % | Non | Immédiate | Nul |
| Livret A | 1,5 % net | Non | Immédiate | Faible |
| Fonds euros (moyenne) | 2,6 % (2025) | Oui, légèrement | Quelques jours | Faible |
| Fonds euros (meilleurs) | 3,5 % (2025) | Oui | Quelques jours | Faible |
| Compte à terme (5 ans) | ≈2,70 % | Oui, si stable | Bloquée 5 ans | Faible |
| Actions | ≈6 % historique | Oui, long terme | Liquidité variable | Élevé |
Comptes à terme, livrets boostés et actions face à l’inflation
Les comptes à terme redeviennent interressants avec la remontée des taux. Leurs rendements s’étalent entre 2 % et 3 % selon la durée, avec autour de 2,70 % sur cinq ans. « Ce type de placement est pertinent si vous pensez que la hausse de l’inflation est temporaire et que vous pouvez immobiliser une somme sur cette période », souligne Gilles Belloir. En contrepartie, l’argent reste bloqué, d’où la nécessité d’avoir déjà mis de côté une épargne de précaution. Les livrets boostés, eux, offrent des taux majorés pendant trois à six mois seulement, sur un plafond limité, avant de retomber entre 0,5 % et 1,5 %, avec des intérêts soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.
Pour viser une performance nettement supérieure à l’inflation sur le long terme, l’expert renvoie vers les actions et les unités de compte, dont le rendement annualisé tourne autour de 6 % sur longue période. « On a toujours intérêt à avoir une partie de son épargne en unités de compte, en fonds, en actions. La volatilité est bien plus élevée, mais c’est là que se construit le rendement dans la durée », rappelle-t-il, en recommandant d’entrer progressivement sur des marchés américains jugés encore élevés. Les produits structurés complètent ce panorama, avec une protection partielle ou totale du capital mais un horizon pouvant aller jusqu’à dix ans si les conditions de marché ne permettent pas un remboursement anticipé.
En bref
- En mai 2026, l’inflation repart à 2,4 % en France tandis que Livret A, comptes courants et épargne grand public restent loin derrière.
- Fonds euros, comptes à terme, livrets boostés, actions et produits structurés affichent des rendements contrastés face à la hausse des prix.
- En évaluant risque, liquidité et horizon, certains placements permettent encore de freiner l’érosion du pouvoir d’achat, sous conditions précises.







