Pouvoir d'achat : la croissance est là selon Leclerc, mais ce détail sur vos courses explique pourquoi vous ne le ressentez pas

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Pouvoir d’achat : la croissance est là selon Leclerc, mais ce détail sur vos courses explique pourquoi vous ne le ressentez pas

Alors que l’Insee signale une consommation en légère hausse, Michel-Édouard Leclerc assure que ce moteur soutient encore la croissance française. Entre prix alimentaires, carburant et pouvoir d’achat sous tension, le scénario peut-il dérailler ?

« La consommation continue à tirer la croissance ». La formule signée Michel-Édouard Leclerc tombe alors que les Français scrutent chaque ticket de caisse et que les prix des carburants donnent des sueurs froides à beaucoup d’automobilistes. Pour le patron des centres E.Leclerc, le moteur de l’économie française reste bien la **consommation des ménages**, malgré un sentiment de lassitude sur le **pouvoir d’achat**.

Les derniers chiffres de l’Insee montrent en effet une consommation en biens en légère hausse en juin 2026, de +0,4 % après +0,3 % en mai, dans un pays où ces dépenses pèsent un peu plus de la moitié du **PIB**. Dans le même temps, l’inflation ralentit mais reste visible sur certains produits du quotidien et les tensions géopolitiques font planer une menace sur les carburants. Un équilibre fragile, donc. Mais ce moteur avance désormais sous forte contrainte.

Les derniers signaux de la consommation qui tire encore la croissance

Selon l’Insee, la consommation des ménages en biens a progressé de +0,4 % en juin 2026, après une révision de +0,3 % en mai. Derrière ce chiffre agrégé, l’institut relève une hausse marquée des dépenses d’énergie de +1,4 %, un rebond de l’alimentaire de +0,6 %, alors que les achats de biens fabriqués ont reculé de 0,2 %. Sur l’ensemble du deuxième trimestre 2026, la consommation en biens ressort quasi stable, à -0,1 %, après -0,7 % au premier trimestre.

Date Source Indicateur Valeur Impact
30/07/2026 Insee Conso biens juin +0,4% (énergie +1,4%) Moteur de croissance toujours actif
30/04/2026 Le Parisien Conso mars +0,7% Confirmation d’un rebond des dépenses
11/03/2026 Boursorama Inflation alimentaire 2026 +1 à +1,5% Pression modérée mais visible sur le budget
16/02/2026 Public Sénat Choc prix cumulé +28% en 3 ans Ressenti très fort sur le pouvoir d’achat

Ce tableau résume une situation en apparence contradictoire : la **croissance** reste soutenue par la consommation, qui progresse encore en volume, alors que les ménages disent se sentir « tapés au portefeuille ». L’Insee montre un redressement par rapport au début d’année, mais la dynamique diffère selon les postes : l’énergie et l’alimentaire avancent, les biens fabriqués reculent, signe que certains achats sont reportés ou rognés. Sur le terrain, ce mouvement se traduit par une chasse aux bonnes affaires, qu’il s’agisse de profiter des promotions en grande distribution ou, comme le relevait récemment TF1 lors des foires aux vins, de traquer des bouteilles à moins de dix euros.

Le regard de Michel-Édouard Leclerc et les risques sur le pouvoir d’achat

« La consommation continue à tirer la croissance », assure Michel-Édouard Leclerc, invité de BFMTV. Lors de cet échange, il résume la situation en une autre formule : « c’est la consommation qui tire la croissance ». Pour le dirigeant de la grande distribution, les volumes restent solides dans ses magasins, aidés par les marques de distributeur et les politiques de prix bas. Il met toutefois en avant un changement de comportement : davantage de produits premiers prix dans les chariots, un arbitrage plus serré sur les dépenses dites « plaisir », tandis que certains prix très visibles donnent le ton du ressenti des clients.

Face aux parlementaires, Michel-Édouard Leclerc a ainsi rappelé que « Le consommateur a été tapé au portefeuille de 28% sur trois ans ». Dans le détail, il cite des hausses marquées sur quelques produits emblématiques, comme le chocolat autour de +14 %, le café à +9 %, la charcuterie à +8,42 % ou encore les oeufs à +8,14 %, qui interressent fortement les ménages parce qu’ils reviennent souvent dans le panier moyen. Le chef d’entreprise alerte aussi sur le risque carburant, déjà souligné dans la presse avec la guerre au Moyen-Orient : si le plein d’essence absorbe une part croissante du budget, il peut amputer l’enveloppe consacrée aux autres dépenses de consommation. Les prochains chiffres de l’Insee diront si cette mécanique de rattrapage se poursuit ou si le moteur de la consommation commence à caler.

En bref

  • En 2026, alors que l’Insee mesure une consommation des ménages encore en hausse, Michel-Édouard Leclerc défend l’idée qu’elle reste le principal moteur de la croissance française.
  • Les derniers chiffres montrent une progression contrastée, avec énergie et alimentaire en hausse, biens fabriqués en recul, tandis que l’inflation ciblée sur certains produits alimente le sentiment de portefeuille fragilisé.
  • Entre flambée possible des carburants, arbitrages dans les caddies et négociations tendues sur les prix, l’article décrypte ce qui pourrait faire caler ce moteur de la croissance.
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