Impôts 2026 : ces propriétaires qui doivent à tout prix redéclarer leurs biens immobiliers avant le 30 juin, sous peine de 150 € par logement

Par Paul Graph - Publié le

Depuis 2023, chaque propriétaire doit renseigner en ligne qui occupe ses logements pour permettre à la DGFiP de calculer les impôts locaux. En 2026, une simple erreur peut coûter 150 € par bien : êtes-vous certain de faire partie de ceux qui n’ont plus rien à faire ?

Impôts 2026 : ces propriétaires qui doivent à tout prix redéclarer leurs biens immobiliers avant le 30 juin, sous peine de 150 € par logement

La campagne de déclaration des revenus 2025 vient à peine de s’ouvrir que les propriétaires doivent déjà garder un autre dossier en tête : la déclaration des biens immobiliers liée aux impôts 2026. Depuis 2023, cet outil en ligne recense l’usage de chaque logement afin d’alimenter le calcul des impôts locaux, en particulier la taxe d’habitation résiduelle.

Car si la taxe d’habitation a été supprimée sur les résidences principales, elle reste due pour certaines résidences secondaires et logements vacants, en particulier chez les multipropriétaires. « L’administration doit connaître précisément les résidences secondaires et les locaux vacants, dont la situation est susceptible d’évoluer chaque année », rappelle le site des impôts, cité par Notre Temps. « Depuis 2023, ils doivent donc, pour chacun de leurs locaux, déclarer à quel titre ils les occupent et, quand ils ne les occupent pas eux-mêmes, préciser l’identité des occupants et la période d’occupation ». De quoi poser une question très concrète pour 2026 : dans quels cas faut-il vraiment retourner sur son espace en ligne ?

Impôts 2026 : à quoi sert encore la déclaration des biens immobiliers ?

Pour la Direction générale des finances publiques, l’enjeu est clair : « les propriétaires de biens immobiliers doivent déclarer à l’administration fiscale la situation d’occupation au 1er janvier 2026 des logements dont ils sont propriétaires », rappelle la Direction générale des finances publiques (DGFiP), citée par RMC Conso. Autrement dit, l’administration veut savoir, logement par logement, qui l’occupe au 1er janvier 2026 ou pourquoi il est vide, afin d’appliquer correctement taxe d’habitation résiduelle et éventuelles taxes sur les logements vacants.

Les 28 millions de propriétaires fonciers sont donc concernés par ce dispositif lancé en 2023, qui avait connu des débuts chaotiques et un fiasco technique chiffré à plus de 50 millions d’euros par la Cour des comptes. Depuis, le service « Biens immobiliers » de l’espace particulier a été stabilisé : les informations y sont pré-remplies, et une première vague de déclarations a déjà été réalisée. Reste une règle centrale pour 2026 : l’administration regarde la situation au 1er janvier 2026, et demande une mise à jour dès qu’un changement est intervenu entre le 2 janvier 2025 et cette date.

  • vous avez acheté un logement (appartement, maison, local) entre le 2 janvier 2025 et le 1er janvier 2026 : il faut préciser s’il s’agit d’une résidence principale, d’une résidence secondaire, d’un bien loué en bail classique, en location de courte durée, dans le cadre d’un bail commercial, ou d’un logement inoccupé, ainsi que le motif de cette vacance ;
  • vous avez changé de locataire au cours de l’année 2025 : la date de départ de l’ancien occupant et l’identité du nouveau doivent être indiquées dans la fiche du bien ;
  • le statut du logement a évolué : passage de résidence principale à secondaire (ou l’inverse), bascule d’un logement loué vers un logement vacant ou mis à disposition gratuitement, etc.

Impôts 2026 : quand devez-vous déclarer vos logements et que se passe-t-il en cas d’oubli ?

Si vous avez déjà rempli la déclaration en ligne les années précédentes et que la situation de vos logements au 1er janvier 2026 est identique à celle déclarée pour 2025, vous n’avez aucune nouvelle démarche à entreprendre cette année, précise RMC Conso. Vos informations antérieures seront reprises pour calculer vos impôts locaux de fin d’année. En cas de vente, c’est en principe au nouveau propriétaire de signaler le changement, mais Notre Temps conseille de vérifier les données qui apparaissent dans le service « Biens immobiliers » pour s’assurer qu’aucune ancienne occupation ne reste rattachée à votre nom. Et si vous n’avez encore jamais rempli cette déclaration depuis 2023, l’obligation de la completer reste d’actualité.

Pour ceux qui doivent declarer en 2026, tout se passe exclusivement en ligne, via la rubrique « Biens immobiliers » de l’espace particulier sur le site des impôts : il suffit de contrôler les informations pré-remplies, de corriger ou compléter si besoin, puis de valider la mise à jour avant le 30 juin à 23h59. En cas de blocage, un numéro national (0.809.401.40, appel non surtaxé) est accessible du lundi au vendredi de 8h30 à 19h, et une messagerie sécurisée permet aussi de poser ses questions. Après plusieurs années de tolérance, le ton se durcit : à partir de 2026, un oubli ou une erreur dans la déclaration entraîne une amende forfaitaire de 150 euros par logement, alors qu’en 2025 encore, 12 % des propriétaires n’avaient pas déclaré leurs biens. Mieux vaut donc vérifier sa situation tranquillement en ligne avant la date limite plutôt que de découvrir une pénalité sur son avis d’impôt.

En bref

  • En France, la DGFiP impose depuis 2023 aux 28 millions de propriétaires de déclarer en ligne la situation d’occupation de chaque bien au 1er janvier.
  • En 2026, seuls les propriétaires n’ayant jamais rempli cette formalité ou ayant connu un changement entre le 2 janvier 2025 et le 1er janvier 2026 doivent actualiser leurs données dans GMBI.
  • Avec une échéance fixée au 30 juin et une amende de 150 € par logement en cas d’oubli, mieux vaut passer quelques minutes à vérifier vos logements plutôt que de subir la note.