Impôts 2026 : avec la flat tax à 31,4 %, ces livrets (et un seul faux ami à éviter) sont les derniers placements 100 % exonérés
En 2026, la flat tax grimpe à 31,4 % et fait fondre les gains de la plupart des épargnants. Pourtant, quelques placements non imposables échappent totalement au fisc et bouleversent l’ordre des priorités.

Entre la hausse de la flat tax en 2026 et l’ouverture de la campagne de déclaration, beaucoup de contribuables ont l’impression que chaque euro placé sera amputé par le fisc. Dividendes, intérêts de comptes à terme, plus-values… la plupart des gains du capital voient désormais près d’un tiers partir en impôts et contributions.
Quelques produits échappent pourtant complètement à cette logique : pas d’impôt sur le revenu, pas de prélèvements sociaux, aucune case à remplir dans la déclaration. Ces placements non imposables en 2026 ont un point commun discret mais précieux.
Impôts 2026 : un PFU à 31,4 % qui renforce l’intérêt des placements non imposables
Depuis 2018, la plupart des revenus du capital sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax. La loi de finances 2026 durcit la note : le PFU passe de 30 % à 31,4 %, avec une part impôt sur le revenu inchangée à 12,8 % mais des prélèvements sociaux qui montent à 18,6 % (CSG à 10,6 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %). Comme le résume le site ADCF : « La flat tax passe de 30 % à 31,4 % en 2026 suite à la hausse de la CSG de 1,4 point. Par ailleurs, le choix entre PFU et barème progressif ne sera plus irrévocable à partir de la déclaration 2027. Deux changements à connaître avant de déclarer vos revenus du capital ».
Concrètement, pour 10 000 € de dividendes perçus en 2026, la facture de PFU atteint 3 140 €, soit 140 € de plus qu’en 2025. En face, certains livrets d’épargne réglementée continuent de verser des intérêts totalement nets de toute fiscalité, sans la moindre retenue ni ligne déclarative à ajouter : c’est là que se nichent les vrais placements non imposables.
Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune : les seuls placements 100 % non imposables en 2026
Depuis le 1ᵉʳ février 2026, le Livret A et le LDDS rapportent chacun 1,5 % de rémunération, soit un point de moins que le Livret d’épargne populaire (LEP). Dans tous les cas, les intérêts sont « totalement défiscalisés » : l’impôt sur le revenu ne s’applique pas, et les prélèvements sociaux non plus. Cette règle vaut pour l’ensemble des gains, y compris lorsque les intérêts font dépasser le plafond réglementaire du livret. Au passage, aucune démarche n’est requise dans la déclaration des revenus, les interets perçus au 31 décembre n’ont pas à être reportés.
Le LEP, réservé aux épargnants aux revenus modestes, offre ainsi un taux d’environ 2,5 % net d’impôt, avec la même exonération totale. Pour un profil éligible, il s’agit du placement garanti le mieux rémunéré en net en 2026. À côté, le Livret A et le LDDS restent les bases à remplir en priorité pour placer son épargne de précaution sans craindre la moindre taxation, aujourd’hui comme au moment de la déclaration.
Comment profiter de ces placements non imposables et éviter les faux amis en 2026 ?
Un autre produit longtemps considéré comme avantageux fiscalement, le Plan épargne logement, a en revanche changé de visage. Pour le PEL comme pour le Compte épargne logement (CEL), les règles ont été modifiées : depuis 2018, les intérêts des PEL et CEL ouverts à partir du 1ᵉʳ janvier 2018 sont soumis à l’impôt. Les anciens PEL ouverts avant 2018 deviennent eux aussi imposables dès qu’ils dépassent 12 ans d’ancienneté. Autrement dit, ces produits ne font plus partie des placements qui échappent totalement à la fiscalité, puisqu’ils entrent désormais dans le champ du PFU ou du barème progressif, en plus des prélèvements sociaux.
Pour tirer pleinement parti des rares solutions vraiment non imposables, tout en préparant votre déclaration 2026, quelques réflexes simples peuvent aider :
- vérifier en priorité votre éligibilité au LEP, puis remplir votre Livret A et votre LDDS avant d’envisager des placements fiscalisés ;
- ouvrir ou activer un Livret Jeune pour chaque enfant ou jeune adulte de 12 à 25 ans, afin qu’il bénéficie lui aussi d’intérêts exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux ;
- contrôler que votre banque n’a pas appliqué de PFU sur ces livrets réglementés et ne jamais ajouter manuellement leurs intérêts dans votre déclaration de revenus.
En 2026, ces quelques enveloppes d’épargne réglementée restent donc les rares refuges où chaque euro d’intérêt versé arrive intégralement sur votre compte, sans que le fisc ni les contributions sociales ne viennent s’y inviter.
En bref
- En 2026, la loi de finances relève la flat tax à 31,4 %, rendant la majorité des revenus du capital lourdement taxés au moment de la déclaration d’impôt.
- Seuls le Livret A, le LDDS, le LEP et le Livret Jeune offrent des intérêts entièrement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sans aucune case à remplir.
- À l’inverse, PEL et CEL récents ou anciens de plus de 12 ans deviennent imposables, ce qui impose de privilégier d’abord ces livrets réglementés vraiment non imposables en 2026.





