Stéphane Ragusa : comment Predilife révolutionne la médecine prédictive avec l'IA et double son chiffre d'affaires en 2025

Par Paul Graph - Publié le

Stéphane Ragusa, à la tête de Predilife, révolutionne la médecine prédictive avec l'IA. Découvrez comment ses stratégies innovantes transforment le secteur.

Stéphane Ragusa : comment Predilife révolutionne la médecine prédictive avec l’IA et double son chiffre d’affaires en 2025

Il y a chez Stéphane Ragusa un sens très concret de la technologie utile, celle qui rapproche la science des usages et des patients. Derrière une promesse simple, personnaliser la prévention, son terrain de jeu est vaste et très technique, et sa méthode consiste à articuler algorithmes, données à grande échelle et partenariats de distribution pour créer de la valeur mesurable.

En 2025, Predilife a accéléré commercialement tout en préparant un nouveau cycle d’investissements dans l’intelligence artificielle. Les chiffres semestriels et une nouvelle opération obligataire éclairent les choix du dirigeant, du produit à la finance. La suite intrigue.

Stéphane Ragusa, Predilife et l’IA prédictive

« J’ai créé Predilife en 2004 avec le sentiment que le développement des algorithmes et des bases de données allait révolutionner la médecine prédictive », résume Stéphane Ragusa, dans un entretien avec EasyBourse. Dans les bilans proposés, des données cliniques, biologiques et génétiques issues de millions de suivis sont croisées pour estimer un risque individuel et orienter un protocole de suivi. Le produit phare s’appelle MammoRisk, complété d’un bilan multi pathologies sur le cancer de la prostate, du poumon, colorectal et les maladies cardiovasculaires.

« L’accélération de la puissance de l’intelligence artificielle et l’utilisation des grands modèles de l’IA générative de leaders du marché (Mistral AI, ChatGPT notamment) nous aident à renforcer l’efficacité et l’exploitabilité de nos tests. Nous sommes parmi les premiers acteurs à avoir intégré l’usage de l’IA prédictive dans la santé individuelle, avec des validations cliniques et institutionnelles à grande échelle », ajoute Stéphane Ragusa. Dans ce sillage, l’étude européenne MyPeBS retient MammoRisk pour contribuer à transformer le dépistage de dizaines de millions de femmes, signe d’un ancrage clinique au long cours.

Distribution en entreprise et financement OCEANE à 8,5 %

Le déploiement passe déja par les entreprises, les courtiers et les assureurs. « Nous sommes en fort développement commercial avec un chiffre d’affaires déjà multiplié par 2,5 au premier semestre 2025. Il est réalisé à la fois en direct auprès des entreprises et via un réseau de courtiers et d’assureurs partenaires, qui ensuite proposent ou incitent leurs salariés ou affiliés à faire les tests », poursuit le dirigeant. « Plus de 5000 salariés auront fait en 2025 l’objet d’un test pour un chiffre d’affaires que nous attendons autour de 1 M€ », précise-t-il, avant d’insister sur l’adoption et l’usage. Côté indicateurs publiés, le 9 octobre 2025, Predilife a annoncé un chiffre d’affaires semestriel de 392 773 euros, en hausse de 148 % sur un an, et un taux de satisfaction de 4,7 sur 5. « L’offre de bilans prédictifs, lancée il y a un peu plus de trois ans, voit son activité doubler chaque année. Cette dynamique repose sur des tendances structurelles fortes et une satisfaction clients élevée, ce qui ouvre de larges perspectives de développement », déclare Stéphane Ragusa.

Pour soutenir l’effort produit et l’industrialisation commerciale, la société a lancé le 17 novembre 2025 une émission d’OCEANE de 1,5 M€, à un taux de 8,5 % l’an sur cinq ans, remboursables in fine en numéraire ou en actions, à échéance le 19 décembre 2030. La période de souscription court jusqu’au 5 décembre 2025, avec une valeur unitaire de 500 euros et une faculté de conversion au prix de 3 €. Sur les atouts perçus par les particuliers, le dirigeant résume l’alternative entre revenu fixe et exposition au capital : « Le choix de l’obligation permet de viser un rendement de 8,5% par an sur 5 ans et avec un remboursement in fine ». Et côté action, « Le choix de l’action peut permettre à certains investisseurs de viser une réduction de l’IR en 2025. Il permet surtout d’anticiper des évolutions favorables du cours. Il permet aussi aux particuliers d’investir de manière pratique et en France dans cette grande révolution de l’IA car peu de sociétés cotées françaises y sont aussi exposées que nous ».