Révision de loyer : le nouvel indice IRL vient d'être publié, calculez précisément la hausse maximale que votre bailleur peut vous imposer
Le 10 juillet 2026, un nouvel indice de référence des loyers a fixé à 1,15 % la hausse maximale de millions de baux en France. Comment ce chiffre publié par l’Insee s’applique-t-il réellement à votre loyer et quelles erreurs peuvent tout changer ?

Chaque trimestre, un simple chiffre publié par l’Insee peut modifier le montant du loyer de millions de ménages. Le 10 juillet 2026, l’institut a dévoilé le niveau du indice de référence des loyers (IRL) du 2e trimestre, qui sert de base légale à la plupart des augmentations annuelles de loyers en France. Pour de nombreux locataires et propriétaires, ce sigle reste pourtant abstrait, jusqu’au jour où une révision de loyer interressante arrive dans la boîte aux lettres.
Pensé comme un garde-fou, l’IRL encadre la hausse des loyers des logements du parc privé, en métropole comme dans les territoires d’Outre-mer. Il est calculé à partir de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, en faisant la moyenne sur les douze derniers mois. Cet indice, qui s’établit à 148,37 au 2e trimestre 2026 pour la France métropolitaine, limite l’augmentation maximale annuelle autorisée à 1,15 %. Reste une question : comment ce plafond s’applique-t-il concrètement à un bail donné ?
Indice de référence des loyers : définition simple et rôle dans votre bail
Créé pour éviter des hausses brutales et imprévisibles, l’indice de référence des loyers est un indicateur officiel publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques. Il sert de base au calcul de la révision du loyer des logements d’habitation. Lorsqu’une clause de révision figure dans le bail, le propriétaire peut ajuster le loyer une fois par an en fonction de l’IRL, mais pas au-delà.
En pratique, l’IRL est construit à partir de l’indice des prix à la consommation, en excluant le tabac et les loyers eux-mêmes, puis en prenant la moyenne de ces évolutions sur les douze derniers mois. Le résultat est un niveau d’indice, 148,37 au 2e trimestre 2026 en métropole, qui sert uniquement de référence pour le calcul. Il ne s’applique pas aux baux commerciaux, qui utilisent d’autres indices dédiés.
IRL 2e trimestre 2026 : valeurs officielles et impact sur le loyer
Pour la métropole, l’IRL du 2e trimestre 2026 atteint 148,37, contre 146,60 au 1er trimestre selon l’Insee. Sur un an, la progression est de 1,15 %, ce qui correspond à la hausse maximale que peut demander un bailleur pour la période considérée, si toutes les conditions sont réunies. L’indice applicable en Corse est fixé à 146,22, tandis que celui destiné aux régions et départements d’Outre-mer s’élève à 146,94.
| Territoire | Trimestre de référence | Valeur IRL T2 2026 | Variation annuelle | Date de publication Insee |
|---|---|---|---|---|
| France métropolitaine | 2e trimestre 2026 | 148,37 | +1,15 % (sur un an) | 10 juillet 2026 |
| Corse | 2e trimestre 2026 | 146,22 | NC | 10 juillet 2026 |
| Régions et DOM d’Outre-mer | 2e trimestre 2026 | 146,94 | NC | 10 juillet 2026 |
Cette photographie sera actualisée lors de la prochaine publication de l’IRL, annoncée pour le 15 octobre 2026 pour le 3e trimestre. Pour locataires et propriétaires, la clé consiste à vérifier quel indice s’applique au logement, selon qu’il se situe en métropole, en Corse ou dans un département d’Outre-mer, avant de regarder comment la hausse se traduit sur le montant du loyer.
Comment appliquer l’IRL pour réviser un loyer sans erreur
Une révision de loyer fondée sur l’IRL n’est possible que si le bail contient une clause de révision annuelle ; sinon, le loyer reste fixe. Quand cette clause existe, la révision ne peut intervenir qu’une fois par an, à la date prévue dans le contrat ou, à défaut, à la date anniversaire de la signature. La demande n’est pas automatique : le bailleur doit la formuler dans l’année qui suit, sans quoi la hausse est perdue.
Le calcul suit une formule simple : nouveau loyer = loyer actuel multiplié par l’IRL du trimestre de l’année en cours, puis divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente. Pour un loyer de 600 €, avec un bail indexé sur le 2e trimestre, le passage de 146,68 à 148,37 donne 600 × 148,37 / 146,68, soit 606,91 €. Encore faut-il utiliser le bon trimestre : celui indiqué dans le bail ou, à défaut, le dernier indice publié à la date de signature, en choisissant la série du territoire où se trouve le logement.
En bref
- Le 10 juillet 2026, l’Insee a publié l’indice de référence des loyers du 2e trimestre, qui sert de base légale à la révision des loyers d’habitation en France.
- L’article détaille le rôle de l’IRL, les conditions pour qu’un bailleur puisse réviser le loyer, la formule de calcul et l’exemple concret d’un loyer de 600 € indexé sur le T2.
- Il propose aussi des repères chiffrés et des réflexes pratiques pour vérifier, côté propriétaire comme côté locataire, si une augmentation respecte vraiment le plafond légal.









