Ce chèque de Noël pourrait disparaître pour les célibataires dès 2026 : une réforme qui divise et inquiète
La prime de Noël, versée depuis 1998, pourrait ne plus bénéficier aux célibataires et couples sans enfant dès 2026. Une réforme budgétaire suscite des réactions.

Un chèque de fin d’année versé depuis 1998 aux foyers modestes pourrait changer de visage avec le prochain Budget. La chasse aux économies enclenchée pour 2026 place une aide emblématique dans le viseur, au risque de rebattre les cartes pour des ménages sans enfant.
Il s’agit de la prime de Noël : le gouvernement envisage de ne plus la verser aux célibataires et aux couples sans enfant dès 2026, si la réforme est approuvée. La campagne de versement de 2025 resterait inchangée pour tous. Le détail fait réagir.
Prime de Noël : qui perdrait quoi en 2026 ?
Créée en 1998 et reconduite chaque année, la prime de Noël n’a pas étè revalorisée depuis son instauration. Aujourd’hui, son barème prévoit 152,45 euros pour une personne seule sans enfant et 228,68 euros pour un couple sans enfant. Avec le projet de recentrage, ces catégories ne seraient plus éligibles, ce qui priverait les concernés de ce coup de pouce en fin d’année.
Le gouvernement met en avant « l’état des comptes de la Sécurité sociale » pour justifier cette orientation. Concrètement, si la réforme est approuvée, les personnes seules et les couples sans enfant perdraient cette somme dès l’année prochaine. À l’inverse, la prime versée en 2025 n’est pas concernée par le changement annoncé.
Budget 2026 : chiffres et réactions autour de la prime de Noël
Cette année, la prime représente 466,5 millions d’euros pour l’État. En cas d’exclusion des foyers sans enfant, l’enveloppe tomberait à 261,5 millions d’euros en 2026, soit une baisse d’près de 45 % en un an. « Si on n’a pas le courage de s’attaquer à bras-le-corps à son équilibre, ça va déraper. On va arriver à un moment où on ne sera plus capable de payer les retraites, de payer les remboursements », a déclaré Jean-Pierre Farandou le 4 novembre sur France Inter. Il s’est dit ouvert aux discussions, tout en rappelant qu’il « faut accepter cette idée que la générosité qu’on a connue pendant des décennies est peut-être arrivée à son terme ».
La proposition fait l’objet de vives critiques. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, l’a qualifiée d' »ignoble », soulignant que même sans enfant, les bénéficiaires de minima sociaux « ont une famille » et que c’est sur eux que le gouvernement a décidé de « faire des économies ». Ce projet promet d’animer les débats à l’Assemblée.







