Les Jeux Olympiques 2026 : comment la France vise un Top 5 avec des primes record et une délégation renforcée

Par Paul Graph - Publié le

Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 promettent des primes record pour les athlètes français. Quel sera l'impact de ces incitations sur leurs performances ?

Les Jeux Olympiques 2026 : comment la France vise un Top 5 avec des primes record et une délégation renforcée

Primes maximales, délégation qui s’étoffe, Jeux en Europe avec public : à 100 jours de l’ouverture, la France aborde Milan Cortina 2026 avec l’idée de transformer l’élan né à Paris en performances sur la neige italienne. Après un été à domicile, les regards se tournent vers les Dolomites, avec une dynamique déjà posée.

La question qui anime aujourdhui les entraîneurs et les athlètes est simple : quels leviers concrets pour performer davantage en 2026. Entre objectif de Top 5, primes reconduites et environnement plus familier, les voyants virent au vert. Et ce n’est pas le seul signal envoyé.

Primes JO 2026 : montants, fiscalité et ambitions des Bleus

Les primes JO 2026 versées par l’État aux médaillés seront au niveau de Paris 2024 : 80 000 € pour l’or, 40 000 € pour l’argent, 20 000 € pour le bronze. « C’est la première fois que nous aurons des primes aussi hautes pour les Jeux d’hiver », a précisé à l’AFP la ministre des Sports, Marina Ferrari. À Tokyo 2021, ces montants étaient de 65 000 €, 25 000 € et 15 000 €.

Ces primes sont imposables, avec la possibilité d’étaler l’impôt sur quatre ans. « On reste exactement sur le même système que Paris 2024. Il faut rappeler que les sportifs de haut niveau ont la possibilité, s’ils le demandent, d’étaler la fiscalité liée à leur médaille sur quatre années », a rappelé la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. Côté objectifs, Marina Ferrari a fixé la barre à « 50% de médailles en plus par rapport aux derniers Jeux d’hiver ».

Délégation française, conditions et tenues : ce qui peut compter à Milan Cortina

La délégation française attendue comptera entre 160 et 165 athlètes, dont 45 % de femmes, et vise +50 % de médailles par rapport à Pékin 2022, avec un Top 5 en ligne de mire. « La délégation française va être en force », a indiqué Amélie Oudéa-Castéra. « On pense raisonnablement, en analysant la concurrence, qu’on est en capacité de faire un peu plus de 50% de médailles par rapport aux Jeux de Pékin », a renchéri Yann Cucherat, manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport. Les compétitions auront lieu du 6 au 22 février 2026, puis du 6 au 15 mars pour les Paralympiques.

Le cadre européen et la présence des proches reviennent souvent dans les discours. « Les dernières olympiades, c’était dans un contexte un peu anxiogène, j’aspire à des JO un peu plus légers, on va avoir la famille avec nous, ça va faire du bien à la tête et beaucoup nous aider dans l’approche de ces Jeux », décrit Perrine Laffont. « Les Jeux c’est le Graal pour un sportif, surtout dans le milieu paralympique car on est mis en lumière », ajoute Jules Segers, « les proches pourront être là, ce sont aussi des pistes que l’on connaît et où on a déjà skié ». « prendre chaque compétition comme un entraînement pour être prêt. Ça fait trois ans que je suis dans le top 5. Donc je me laisse rêver, mon objectif c’est top 5 », confie Kevin Aymoz. Enfin, l’équipement officiel Le Coq Sportif est dévoilé à 100 jours, avec trois gammes dédiées et une disponibilité grand public le 14 novembre.