La grippe aviaire en Vendée : impact économique majeur et mesures sanitaires renforcées face à la crise
En Vendée, la grippe aviaire menace la filière avicole avec neuf foyers détectés en un mois. Quelles conséquences pour l'économie locale et la santé publique?

En Vendée, la grippe aviaire en Vendée met de nouveau la filière sous tension. En quelques jours, de nouveaux foyers s’ajoutent aux précédents ; des élevages de canards sont touchés et les mesures se resserrent. Entre impératifs sanitaires et enjeux économiques, chacun cherche à maintenir l’activité sans faillir. Le moment est charnière.
Entre les 7 et 9 novembre, cinq foyers hautement pathogènes ont été confirmés dans des élevages de canards aux Achards (deux), Coëx, Saint‑Julien‑des‑Landes et Boissière‑de‑Montaigu. « En moins d’un mois, neuf foyers (…) ont été confirmés en Vendée », insiste la préfecture, selon Notre Temps (AFP). La même source évoque un risque d’introduction du virus dans les élevages de volaille « très élevé », un signal qui appelle des mesures rapides.
Grippe aviaire en Vendée : foyers, communes et niveau de risque
Quelques jours plus tôt, deux foyers avaient été identifiés à Saint‑Mathurin et Saint‑Fulgent. « Deux nouveaux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été confirmés par le laboratoire de l’environnement et de l’alimentation de la Vendée », précise la préfecture. Autour de ces sites, des zones de protection et de surveillance ont été déployées, avec contrôles renforcés et mouvements encadrés.
Au total, ces épisodes concernent « 62.800 canards mâles de Barbarie » pour trois élevages, selon la préfecture. Les foyers récents frappent « dans des élevages de canards de Barbarie et mulards (filière gras) », ajoute l’autorité départementale. Depuis le 22 octobre 2025, le risque IAHP est au niveau élevé en France, avec mise à l’abri des oiseaux, restrictions de mouvements et limitations de chasse en ZRP et ZRD ; les listes de communes en ZP et ZS figurent dans les arrêtés préfectoraux.
Filière gras en Vendée : abattages, vaccination et coûts
Conséquence immédiate pour les exploitations vendéennes : dépeuplement des foyers, possibles mises à mort préventives autour, puis nettoyage et désinfection des sites. Les arrêtés de zone freinent les enlèvements, allongent les délais d’engraissement et pèsent sur la logisitique des abattoirs et fournisseurs. Dans ce contexte, les foyers touchent des canards vaccinés mais âgés, la deuxième injection datant de plusieurs semaines, d’où l’autorisation depuis le 5 novembre d’une troisième injection par la Direction générale de l’alimentation, sur base volontaire.
Sur le terrain, l’impact économique se traduit par des pertes de production pour la filière gras, des immobilisations d’ateliers et des surcoûts liés aux opérations sanitaires et aux retards de transport. Les fermetures temporaires imposées par les ZP et ZS perturbent la planification des lots et la trésorerie des élevages, au moment où la demande festive se prépare. La priorité reste de limiter la diffusion du virus pour éviter des abattages supplémentaires et la désorganisation des chaînes d’approvisionnement.
La pression environnementale complique l’équation : « Depuis trois semaines, les grues sauvages en cours de migration sont fortement atteintes, avec des mortalités massives », note la préfecture. Des cadavres d’oiseaux ont été retrouvés à Saint‑Denis‑du‑Payré. Pour les consommateurs, le Ministère de l’Agriculture rappelle que la consommation de viande, de foie gras et d’œufs, comme des produits de volaille en général, ne présente aucun risque pour l’Homme.







