Qui succédera à Jean Castex à la RATP ? Les profils en lice pour un poste stratégique crucial
La RATP cherche son nouveau leader après le départ de Jean Castex vers la SNCF. Entre profils politiques et experts du transport, qui prendra les rênes?

Qui pour prendre, durablement, la tête de la RATP après le départ de Jean Castex vers la SNCF ? Les candidatures se multiplient, entre profils politiques et dirigeants chevronnés des services et des transports, sur fond d’enjeux sociaux et industriels majeurs.
Pour assurer la continuité, Jean Bassères, 65 ans, ex-directeur général de Pôle emploi et membre du conseil d’administration de la RATP depuis mars 2024, a été nommé PDG par intérim par arrêté au Journal officiel, avec une prise de fonctions effective le 3 novembre 2025. La question demeure : quels profils tiennent réellement la corde ?
RATP : calendrier de la succession et rôle de l’État
À ce stade, aucun processus formel de sélection n’a débuté. « L’État est en train de réfléchir à la méthodologie sachant que plusieurs candidatures se sont d’ores et déjà manifestées », indique l’entourage du ministre des Transports, Philippe Tabarot, cité par Le Figaro. La nomination définitive interviendra par décret en Conseil des ministres, après arbitrage de l’exécutif.
La période d’intérim ne vise qu’à stabiliser l’exploitation et la gouvernance, dans un contexte lourd : ouverture à la concurrence des bus à partir de 2026 pilotée par Île-de-France Mobilités, électrification du parc, modernisation du matériel roulant et chantier du Grand Paris Express. Acteur clé de la mobilité francilienne, la RATP emploie plus de 70 000 salariés et assure près de 10 millions de trajets chaque jour, avec plus de 2 milliards d’euros investis par an dans le réseau. La commission du Sénat a d’ailleurs estimé que Jean Castex pourra « accéder au poste de PDG de la SNCF ».
Les favoris pour succéder à Jean Castex : quels profils et quels atouts
Côté “maison”, le retour de Catherine Guillouard, PDG de la RATP de 2017 à 2022, circule avec insistance. Connaissance fine des métiers, relationnel rodé avec Île-de-France Mobilités, expérience des transformations (digital, performance) : sa candidature coche plusieurs cases. Autre piste issue des services et de l’énergie, Sylvie Jehanno (directrice générale de Dalkia) apporte un savoir-faire reconnu sur la transition énergétique et la gestion d’actifs industriels, un enjeu central pour l’électrification des bus et la maîtrise des coûts. S’ajoutent des profils de gouvernance financière et d’infrastructures : Bruno Angles (administrateur de la RATP jusqu’en 2024), Claude Laruelle (ex-Veolia) et Frédéric Baverez (ancien dirigeant de Keolis France), rompus aux contrats complexes, au dialogue social et à la performance opérationnelle.
La dimension politique n’est pas absente, loin de là. Plusieurs anciens ministres sont évoqués, comme Agnès Pannier-Runacher, Clément Beaune ou François Durovray, tous passés par des portefeuilles en lien avec l’écologie ou les transports. L’État a d’ailleurs identifié neuf profils en examen, dont sept hommes et deux femmes. Dans tous les cas, les critères sont explicites : continuité opérationnelle, paix sociale, soutenabilité financière, conduite des transitions écologique et numérique, et capacité à piloter l’ouverture à la concurrence en 2026. Reste une inquiétude diffuse sur la durée de l’intérim et les inquietudes liées aux arbitrages à venir.







