MSC Croisières : une commande de 3,5 milliards d'euros qui transforme l'avenir des Chantiers de l'Atlantique jusqu'en 2032
MSC Croisières commande deux paquebots pour 3,5 milliards d'euros aux Chantiers de l'Atlantique. Cette opération promet emplois et investissements à Saint-Nazaire.

Un nouveau contrat vient de rebattre les cartes à Saint-Nazaire. Pour les ateliers, les fournisseurs et les 4 000 salariés du site, l’annonce promet de la visibilité, des plannings remplis et des investissements maintenus. Ici, le dernier grand chantier naval français mesure tout de suite ce que cela peut changer, sur plusieurs années.
Le 12 novembre, MSC Croisières a confirmé la commande de deux paquebots aux Chantiers de l’Atlantique pour 3,5 milliards d’euros. La construction doit démarrer en 2029, avec des livraisons prévues en 2031 et 2032. Cette opération s’ajoute à deux autres navires signés en mai en marge de Choose France, portant à près de 7 milliards d’euros la valeur totale confiée en 2025. Avec ces six bateaux en cours ou à venir, les investissements directs de MSC actuellement engagés en France atteignent 10,5 milliards d’euros. De quoi accroit la visibilité industrielle.
Commande MSC à 3,5 Md€ : ce que cela change aux Chantiers de l’Atlantique
La série World Class s’étoffe : après le MSC World Europa et le MSC World America déjà en service, le MSC World Asia doit être livré en novembre 2026 et le MSC Atlantic entrer en service en 2027. Les deux navires signés au printemps et les deux annoncés en novembre rejoignent cet ensemble, ce qui porte à huit le nombre de paquebots World Class confiés à Saint-Nazaire.
Concrètement, l’atelier et la forme de construction s’inscrivent sur une trajectoire 2029 à 2032, en continuité des mises sur cale déjà planifiées. Pour un site capable d’assembler plusieurs unités en parallèle et appuyé par un bureau d’études d’environ 1 000 personnes, cette séquence sécurise des mois d’ingénierie, d’achats et d’armement. Elle renforce aussi la position de Saint-Nazaire comme place forte européenne du paquebot, un marché où la cadence et la taille des unités exigent des moyens lourds et une chaîne de valeur rodée.
Emplois, calendrier, fournisseurs : l’impact à Saint‑Nazaire jusqu’en 2032
Cette commande agit comme un multiplicateur pour la filière : plan de charge étalé, besoins de compétences stabilisés, commandes étagées chez les sous-traitants français de l’acier, des systèmes et des aménagements. Les Chantiers de l’Atlantique rappellent leur avantage : une capacité d’innovation sur les grandes séries et des équipes rompues aux contraintes des croisiéristes. Le World Class Europa, livré récemment, consomme 40 % d’énergie en moins qu’en 2008 selon le standard OMI, un jalon utile alors que les nouvelles unités embarquent des solutions énergétiques plus sobres.
Le signal est aussi macroéconomique : exportations à haute valeur ajoutée, ancrage industriel de long terme et continuité des investissements en France à hauteur de 10,5 milliards d’euros actuellement engagés par MSC. Pour Saint-Nazaire, qui a diversifié ses activités vers les énergies marines avec l’objectif qu’elles représentent à terme un tiers du chiffre d’affaires, ce flux de paquebots stabilise l’équilibre du site. Les premières tôles seront découpées en 2029 à Saint-Nazaire, le calendrier se prolongeant jusqu’en 2032.







