Urgo investit 60 M€ dans un site industriel en Loire : 200 emplois à la clé pour devenir leader mondial en compression médicale

Par Paul Graph - Publié le

Urgo investit 60 millions d'euros dans une nouvelle usine à Andrézieux-Bouthéon, créant 200 emplois directs. Ce projet renforce la souveraineté industrielle française.

Urgo investit 60 M€ dans un site industriel en Loire : 200 emplois à la clé pour devenir leader mondial en compression médicale

Urgo muscle sa base industrielle en France. Le spécialiste des pansements et de la cicatrisation ouvre un nouveau chapitre avec un site majeur dans la Loire, pensé pour accélérer dans la compression médicale et conforter sa production nationale.

À Andrézieux-Bouthéon, un complexe de 35 000 m² sortira de terre pour un investissement total de 60 millions d’euros d’ici 2029. À la clé, 200 emplois directs et 115 indirects, une logistique intégrée et des synergies avec le site voisin de Veauche, berceau textile d’UrgoK2. Un pari assumé.

Urgo à Andrézieux-Bouthéon : 60 M€ pour la compression médicale

Objectif affiché par le groupe familial fondé par Jean Le Lous : devenir numéro un mondial des bandes de compression. « Cette usine va nous permettre d’atteindre notre ambition de devenir le leader mondial de la compression médicale », a indiqué à l’AFP Guirec Le Lous, l’un des dirigeants du groupe et petit-fils du fondateur Jean Le Lous. Aujourd’hui numéro deux, Urgo veut franchir un cap en gardant 100 % de sa production en France.

Au-delà des pansements du quotidien, la division médicale s’adresse aux ulcères veineux et plaies longues à cicatriser. « Ce sont des bandes de compression qu’on applique sur la jambe et qui permettent de restaurer le retour veineux », a-t-il expliqué. Le futur site, situé à 5 km de Veauche et soutenu à hauteur de 600 000 euros par des fonds publics, rassemblera « sur un même lieu une production de pointe et la logistique de distribution », selon l’entreprise.

Emplois, calendrier et impact économique dans la Loire

Le chantier doit démarrer en 2026, avec des premières fabrications annoncées fin 2027. Le site occupera 9 hectares, près de l’aéroport d’Andrézieux-Bouthéon, et viendra épauler Veauche, qui produit déjà environ 16 millions de bandes UrgoK2 par an et a quadruplé de taille en dix ans. Côté formation, Urgo s’appuie sur son école textile interne à Veauche, ouverte en 2022 avec France Travail et Maya Campus.

Le groupe anticipe des recrutements en conduite de ligne, maintenance, qualité, développement industriel et logistique. « On croit en la France », a expliqué Guirec Le Lous. « La question ce n’est pas ‘faut-il fabriquer en France’ mais ‘comment fabriquer en France’ ? » « c’est un message qu’on porte, qu’on peut continuer de croire et d’investir en France », a assuré Guirec Le Lous. L’investissement sera mis en avant lors du sommet Choose France du 17 novembre, signe d’une trajectoire orientée réindustrialisation et export.

  • Investissement : 60 millions d’euros d’ici 2029
  • Surface : 35 000 m² sur 9 hectares
  • Emplois : 200 directs et 115 indirects à 10 ans
  • Calendrier : chantier 2026, premières fabrications fin 2027

Présent dans plus de 60 pays, Urgo emploie 3 800 personnes, dont 1 100 en France, et a triplé son chiffre d’affaires sur dix ans pour atteindre 890 millions d’euros en 2024, la moitié à l’international. Plus de 80 % des produits sont fabriqués en France. En intégrant production et distribution à Andrézieux-Bouthéon, le groupe ancre encore sa chaîne de valeur sur le territoire ligérien, avec un effet d’entrainement attendu pour les partenaires locaux et la filière textile technique.

Dans l’écosystème stéphanois, l’arrivée de ce cinquième site industriel français renforce la souveraineté sanitaire et la spécialisation régionale dans les dispositifs médicaux. Entre Veauche et Andrézieux-Bouthéon, Urgo annonce la fabrication de l’ensemble des bandes UrgoK2 en Loire, avec une capacité dimensionnée pour soutenir son ambition de leader mondial de la compression médicale. Un signal fort pour l’emploi et l’industrie française.