L'investissement de 60 millions d'euros d'Urgo dans la Loire : 315 emplois et un impact économique majeur d'ici 2029
Urgo investit 60 millions d'euros dans une nouvelle usine à Andrézieux-Bouthéon, créant 315 emplois. Découvrez l'impact économique et les ambitions du groupe.

Aujourdhui, dans une conjoncture où l’industrie française resserre ses marges, la Loire s’apprête à accueillir un investissement industriel capable de redonner de l’air au bassin d’emploi. Autour de Saint‑Étienne, la filière textile médical dispose déjà d’atouts, entre savoir‑faire historique et réseaux de sous‑traitants.
Le groupe Urgo investira environ 60 millions d’euros d’ici 2029 pour bâtir une nouvelle usine de 35 000 m² à Andrézieux‑Bouthéon, sur un foncier d’environ 9 hectares, à cinq kilomètres de son site historique de Veauche. Cette cinquième usine en France, dédiée aux bandes de compression, annonce 200 emplois directs et 115 indirects, soit 315 emplois, l’opération devant être mise en avant lors du sommet Choose France lundi 17 novembre. Et ce n’est qu’un début.
Urgo à Andrézieux‑Bouthéon : chiffres, calendrier et site
Le futur site regroupera production avancée et logistique, avec des équipements d’industrie 4.0. Les premières fabrications sont attendues fin 2027, après un démarrage de chantier en 2026, pour une montée en puissance jusqu’en 2029. L’ambition affichée est de produire 100 % de la compression médicale du groupe dans la Loire et de consolider le leadership mondial visé sur les bandes de compression UrgoK2.
« On croit en la France », a expliqué Guirec Le Lous, président d’Urgo Medical, à franceinfo. « La question ce n’est pas ‘faut-il fabriquer en France’ mais ‘comment fabriquer en France’ ? », a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter : « c’est un message qu’on porte, qu’on peut continuer de croire et d’investir en France ». Entreprise familiale née en 1882 en Bourgogne, Urgo emploie environ 3 800 personnes dans le monde, dont 1 100 en France, pour un chiffre d’affaires proche de 890 millions d’euros.
Emplois et retombées économiques dans la Loire
Sur le terrain, les recrutements annoncés concernent des postes d’opérateurs de lignes, de maintenance, de qualité, de logistique et de développement industriel. Pour sécuriser les compétences, le groupe s’appuie sur son École Textile interne, créée en 2022 avec France Travail et Maya Campus, qui forme chaque année une dizaine de collaborateurs en CDI. L’ancrage territorial se traduit aussi par un soutien de Saint‑Étienne Métropole à hauteur de 600 000 euros et une implantation au sein de la ZAIN Loire Sud, avec l’appui d’ONLYLYON Invest.
Du côté des organisations syndicales, la tonalité est encourageante, mais attentive. « ne peut que se féliciter aujourd’hui d’avoir des entreprises qui viennent relocaliser un peu l’industrie dans la Loire », déclare Ludwig Beraud, secrétaire CGT métallurgie de la Loire. « On attend maintenant le plan industriel derrière ça, le nombre d’emplois effectifs qui devraient être embauchés suite à cette installation », ajoute‑t‑il. Urgo rappelle produire 80 % de ses produits en France et avoir programmé, entre 2000 et 2030, plus d’un milliard d’euros d’investissements industriels et de R et D dans l’Hexagone.







