Si votre logement est au gaz, ce calendrier 2026-2030 pourrait dès 2026 vous coûter très cher
Entre 2026 et 2030, une série de dates scelle l’avenir du chauffage au gaz dans 12 millions de logements français. Qui sera concerné en premier, et avec quelles marges de manœuvre ?

La chaudière au gaz ne sera pas coupée demain matin, mais le compte à rebours est lancé. En France, 12 millions de logements sont chauffés au gaz, selon le gouvernement français. Le plan d’électrification présenté le 23 avril 2026 organise une sortie progressive en jouant sur les aides et les permis de construire, et des dates clé entre 2026 et 2030 vont décider de ce chauffage.
Concrètement, la fin du chauffage au gaz dans les logements passe moins par une interdiction brutale que par une fermeture en chaîne de trois portes : celles de MaPrimeRénov’, du neuf et du parc social. Propriétaires occupants, bailleurs privés et bailleurs sociaux n’auront pas les mêmes échéances, ni les mêmes marges de manœuvre pour rester au gaz ou basculer vers l’électrique.
Fin du chauffage au gaz : les premières dates qui comptent en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, un premier signal est passé inaperçu : les chaudières biomasse et l’isolation des murs ne sont plus aidées quand ces travaux sont réalisés dans le parcours par geste de MaPrimeRénov’, d’après SeniorActu. Le gros de l’enjeu arrive le 1er septembre 2026 : les rénovations d’ampleur ne seront financées que si le chauffage fossile est remplacé, confirme le gouvernement.
Les rénovations d’ampleur peuvent porter jusqu’à 40 000 € de travaux éligibles quand le logement gagne au moins trois classes au DPE, indique SeniorActu. À partir de septembre 2026, garder une chaudière au gaz à la fin des travaux fera perdre cette aide. Les travaux isolés restent aidés, et le gouvernement précise que « Les chaudières gaz existantes ne sont pas interdites », mais environ 10 % des rénovations d’ampleur conservaient encore un chauffage fossile.
2027-2030 : le chauffage au gaz exclu des logements neufs
Au 1er janvier 2027, plus aucun logement neuf ne peut être construit avec une installation au gaz, même en appoint ou en hybride, selon le gouvernement français. SeniorActu résume cette bascule en écrivant qu’à cette date « les permis de construire neufs ne pourront plus intégrer de chaudière au gaz ». Le gouvernement évalue à 25 % la part actuelle de projets de logements collectifs neufs qui prévoient encore une installation gaz.
Une autre mesure tombe le même jour : « Au 1er janvier 2027, le coût du raccordement au réseau de gaz tombera à la charge du demandeur », avertit SeniorActu. Ce transfert renchérit tout projet qui voudrait malgré tout du gaz pour la cuisson ou un appoint. Dans le plan d’électrification, le gouvernement fixe aussi un cap clair : « Aucun bâtiment neuf ne doit consommer de gaz à compter de 2030 ».
Chauffage au gaz existant : quelle marge de manœuvre d’ici 2030 ?
Dans les logements existants, le gaz reste autorisé mais devient moins avantageux. SeniorActu évalue une chaudière neuve à gaz autour de 4 500 € sans aide, contre 12 000 € pour une pompe à chaleur air-eau, avec jusqu’à 10 800 € d’aides possibles pour un foyer très modeste. Si la chaudière lâche après 2026, les délais de traitement de l’Agence nationale de l’habitat, souvent de plusieurs mois selon SeniorActu, compliquent encore ce choix. Dans le parc social, le gouvernement vise la sortie du gaz pour 2 millions de logements d’ici 2050 et la pose de 1 million de pompes à chaleur par an à l’horizon 2030.
En bref
- En avril 2026, le plan d’électrification du gouvernement fixe un calendrier 2026-2030 pour la fin progressive du chauffage au gaz dans les logements.
- Les nouvelles règles MaPrimeRénov’ en 2026 et l’interdiction du gaz dans le neuf en 2027 modifient en profondeur les choix de chauffage des ménages.
- Coûts des chaudières et pompes à chaleur, aides, délais Anah et territoires « zéro gaz » rebatent cartes pour propriétaires, bailleurs et parc social.









