SpaceX : la promesse d'Elon Musk à son premier employé qui transforme 0,06% du capital en un jackpot de 1,5 milliard

Par La rédaction Bourse Inside - Publié le

Premier employé de SpaceX recruté en 2002, Tom Mueller voit 0,06 % du capital se transformer en un pactole théorique de 1,5 milliard de dollars après l’IPO. Entre lock-up serré et autre pépite nommée Impulse Space, jusqu’où ce jackpot peut-il aller ?

SpaceX : la promesse d’Elon Musk à son premier employé qui transforme 0,06% du capital en un jackpot de 1,5 milliard

Une poignée de lignes sur un registre d’actionnaires, et une vie qui bascule. Avec seulement 0,06 % du capital de SpaceX, le premier employé de la société, l’ingénieur américain Tom Mueller, voit aujourd’hui sa participation valorisée à près de 1,5 milliard de dollars, soit environ 1,4 milliard d’euros, après l’introduction en Bourse historique de l’entreprise le 12 juin 2026. Sur le papier, le chiffre donne le vertige, pour une part qui semble pourtant dérisoire.

Derrière ce jackpot impressionant, il y a plus de vingt ans d’histoire commune avec Elon Musk. Recruté en 2002 après une rencontre dans un club de fusées amateurs, Tom Mueller est considéré comme le tout premier employé de SpaceX, celui qui a posé les bases techniques des lanceurs de la maison. Le plus surprenant, c’est que ce jackpot reste encore largement virtuel.

Tom Mueller, premier employé de SpaceX devenu milliardaire sur le papier

Ingénieur en propulsion, Tom Mueller a dirigé le développement des moteurs Merlin, qui équipent les fusées Falcon 1 et Falcon 9, mais aussi des moteurs Kestrel et Draco/SuperDraco, tout en contribuant aux premiers concepts du futur Raptor qui propulse aujourd’hui Starship. C’est en grande partie grâce à ce travail que SpaceX a réussi à rendre ses lanceurs réutilisables et à faire chuter le coût d’accès à l’orbite, un pilier du succès de l’entreprise dans le spatial commercial.

Resté vice-président puis CTO Propulsion jusqu’en 2019-2020, Tom Mueller a quitté SpaceX fin 2020, tout en conservant ses actions. Selon Forbes, il détenait environ 0,06 % du capital de SpaceX au moment de l’IPO. Il ne partait déjà pas de zéro : il avait rejoint la liste des milliardaires au printemps 2026, avant même l’introduction en Bourse, avec une fortune estimée autour de 1,7 milliard de dollars, soit près de 1,6 milliard d’euros. Une partie vient de SpaceX, déjà très valorisée sur les marchés privés, l’autre de sa propre société, Impulse Space, créée en 2021 et spécialisée dans le transfert de satellites d’une orbite à l’autre, aujourd’hui valorisée autour de 4,3 milliards de dollars, soit un peu plus de 4 milliards d’euros. Tom Mueller en détient environ 21 %, soit près de 900 millions de dollars, aux alentours de 830 millions d’euros.

0,06 % du capital de SpaceX, un lock-up serré et des milliers de gagnants

Ce qui change avec l’IPO, c’est l’ordre de grandeur. Au prix d’introduction de 135 dollars, qui valorisait SpaceX à environ 1 770 milliards de dollars (environ 1 640 milliards d’euros), la participation de Tom Mueller ressortait déjà à près de 1,06 milliard de dollars, soit un peu moins de 980 millions d’euros. À la clôture du premier jour de cotation, à 166,85 dollars, elle atteignait environ 1,31 milliard de dollars, soit autour de 1,2 milliard d’euros. Au 16 juin, avec une action autour de 192,50 dollars et une valorisation d’environ 2 520 milliards de dollars, soit presque 2 320 milliards d’euros, sa part est estimée à près de 1,5 milliard de dollars. Une somme qui reste un gain latent : tout est calculé sur le cours du moment, rien n’est réellement encaissé tant qu’aucune action n’est vendue. « Elon disait toujours : ton salaire, c’est une chose, mais c’est l’equity qui finira par valoir quelque chose. Et on se disait tous : ouais, un jour peut-être. Ce jour est arrivé », a-t-il raconté auprès de Forbes.

Cette fortune reste pour l’essentiel bloquée par une stricte période de lock-up. Comme les autres employés et investisseurs historiques, Tom Mueller ne peut pas transformer immédiatement l’intégralité de sa participation en liquidités. SpaceX a choisi un dispositif échelonné : des portions de ses titres deviennent cessibles après 70, 90, 105, 120 et 135 jours de cotation, puis une part plus importante après la publication des premiers résultats trimestriels, de manière à éviter une vente massive qui ferait plonger le cours en Bourse.

  • Une première tranche d’actions libérée après 70 jours de cotation
  • D’autres tranches successives après 90, 105, 120 et 135 jours
  • Une portion plus importante libérée après les premiers résultats trimestriels

Elon Musk et certains investisseurs majeurs sont, eux, soumis à un blocage encore plus long de 366 jours. Et Tom Mueller est loin d’être le seul à profiter de cette introduction en Bourse : au moins 4 000 employés actuels et anciens de SpaceX détenaient, au moment de l’IPO, une participation valant plus d’un million de dollars, soit un peu plus de 920 000 euros. Le directeur financier Bret Johnsen devrait lui aussi rejoindre le club des milliardaires si le cours se maintient lorsqu’il pourra céder ses actions. Pour beaucoup de salariés, l’equity SpaceX s’est transformée en ticket d’entrée vers une richesse que seul un micro-pourcentage du capital rend possible.

En bref

  • Recruté en 2002 comme premier employé de SpaceX, l’ingénieur Tom Mueller détient environ 0,06 % du capital au moment de l’introduction en Bourse du 12 juin 2026.
  • Avec une valorisation de SpaceX montée jusqu’à 2 520 milliards de dollars, cette petite participation atteint près de 1,5 milliard de dollars, mais reste un gain latent encadré par un lock-up échelonné.
  • Entre sa participation dans Impulse Space et les milliers de salariés devenus millionnaires, l’histoire de Mueller illustre comment l’equity peut dépasser de loin le salaire dans la tech spatiale.
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