Chauffage au gaz : le détail sur votre bilan d'octobre qui explique pourquoi ce mois a coûté plus cher que tout votre été

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Chauffage au gaz : le détail sur votre bilan d’octobre qui explique pourquoi ce mois a coûté plus cher que tout votre été

Dans de nombreux foyers chauffés au gaz, la barre d’octobre explose d’un coup sur le bilan mensuel, bien au-delà des mois d’été. Entre prix repère en hausse et reprise du chauffage, ce premier mois froid révèle déjà ce que l’hiver peut coûter.

Dans beaucoup de foyers chauffés au gaz, le choc arrive avec le premier e-mail du mois de novembre. Sur l’écran, la barre d’octobre dépasse d’un coup tout l’été : dans un foyer d’exemple suivi dans MySelectra, elle franchit déjà les 240 €, quand juin, juillet et août se limitaient chacun à environ 30 à 60 €. La vue « Année » en euros de l’application affiche, pour ce foyer type, un total de 1 569,33 € TTC entre mai et octobre.

Ces sommes restent toutefois des montants de démonstration, calculés au prix repère gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) tant que l’offre n’est pas renseignée. Concrètement, MySelectra récupère les relevés du compteur communicant Gazpar auprès de GRDF, avec quelques jours de décalage, et envoie au début du mois un e-mail intitulé « Votre bilan gaz en octobre ». Ce bilan mensuel mesure déjà ce que l’hiver risque de peser sur la facture.

Octobre, premier mois de chauffage où la facture s’envole

La bascule entre l’été et l’automne se lit d’abord dans les usages. Quand il fait doux, le gaz sert surtout à l’eau chaude et à la cuisson. Dès que le thermomètre recule, les radiateurs se remettent à tourner, la consommation grimpe et la facture suit. Dans le graphique de ce foyer d’exemple, les barres de mai à septembre restent relativement basses, avant qu’octobre ne dépasse les 240 € en quelques semaines seulement.

Le bilan gaz d’octobre ne se limite pas à un total mensuel. Il récapitule la consommation du mois écoulé, met en avant le jour le plus sobre et le jour le plus énergivore, et compare le montant au mois précédent. Dans un autre foyer d’exemple, qui utilise le gaz uniquement pour l’eau chaude et la cuisson, octobre atteint 88,11 € TTC, soit 46 % de plus que septembre. Même sans chauffage, un mois plus chargé en douches, en présence à la maison ou en cuisson peut déjà faire monter la note. Tant que le contrat n’est pas saisi, ces montants restent des estimations au prix repère de la CRE, et MySelectra ne remplace ni la facture ni le relevé du fournisseur.

Prix repère gaz et offre indexée : ce qui attend votre facture après octobre

Au choc de consommation d’octobre s’ajoute la hausse du tarif pour les mois de chauffe. La CRE a confirmé que le prix repère moyen du gaz passe de 182,88 à 194,90 € le mégawattheure TTC au 1er novembre 2026, soit +6,6 %. Pour un logement chauffé au gaz, le prix du kilowattheure dédié au chauffage augmente de 0,14557 à 0,15760 € TTC, environ +8,3 %, tandis que l’abonnement annuel reste fixé à 360,79 €. Seules les offres indexées sur ce prix repère suivent automatiquement ces mouvements ; sur une offre à prix fixe, le kWh hors taxes reste bloqué pendant toute la durée du contrat.

Mois Prix kWh chauffage TTC Prix repère moyen €/MWh TTC Abonnement annuel TTC Offres concernées
Octobre 2026 0,14557 € 182,88 € 360,79 € Contrats indexés prix repère
Novembre 2026 0,15760 € 194,90 € 360,79 € Contrats indexés prix repère
Écart nov./oct. +8,3 % +6,6 % Stable Clients en offre indexée

Sur une consommation annuelle de 10 000 kWh, cette marche supplémentaire représente environ 120 € de plus sur l’année, et autour de 135 € pour 11 200 kWh. Les clients protégés sont ceux qui ont souscrit à temps un contrat à prix fixe, dont le kWh hors taxes reste inchangé pendant deux ou trois ans ; fin 2025, ils représentaient environ 40 % des clients résidentiels selon la CRE. Le prix du kWh ne dépend donc pas du foyer mais du contrat choisi, alors que le nombre de kWh consommés dépend directement des usages et du réglage du chauffage.

Pour se situer dès le bilan d’octobre, il suffit de repérer les journées où la dépense explose et de les mettre en regard de la température extérieure affichée sur le même graphique. Quand les pics coïncident avec les jours les plus froids, le chauffage suit logiquement la météo ; s’ils tombent par temps doux, un thermostat trop haut ou une programmation mal adaptée peuvent être en cause. La courbe jour par jour permet aussi de voir l’effet d’un degré en moins ou d’une semaine de froid sur le budget. Comparer les contrats devient interressant quand le bilan montre une facture déjà lourde sur une offre indexée, car ce mois d’octobre donne un avant-goût assez clair de ce que l’hiver peut coûter aux ménages chauffés au gaz.

En bref

  • Depuis l’e-mail « Votre bilan gaz d’octobre » envoyé par MySelectra début novembre, de nombreux foyers constatent que ce mois dépasse à lui seul tout l’été.
  • La reprise du chauffage, combinée à la hausse du prix repère gaz fixé par la CRE pour novembre 2026, renchérit fortement chaque kilowattheure consommé en offre indexée.
  • En analysant le jour le plus énergivore, la courbe quotidienne et votre type de contrat, octobre devient un signal d’alerte discret sur le coût réel de l’hiver à venir.
À propos de l'auteur
Gary Assouline
Gary Assouline

Journaliste, je suis responsable du pôle Audience de Reworld Media. Je rédige des articles sur Bourse Inside et sur d'autres sites du groupe comme Marie France, Pleine Vie ou Aufeminin sur les sujets de la vie quotidienne : consommation, argent, finance, société...

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