Hausse de la CSG en 2026 : ce changement discret cache une mauvaise surprise fiscale pour tous vos PER, même assurantiels, flat tax à 31,4 %
Hausse de la CSG, décision de la DGFiP, fiscalité du Plan d'Épargne Retraite chamboulée à partir de 2026. Entre PER assurantiel et bancaire, comment cette hausse touche votre épargne sans que vous en mesuriez encore l'ampleur ?

Vous aviez ouvert un Plan d’Épargne Retraite en pensant mettre votre retraite à l’abri des mauvaises surprises fiscales ? Depuis le 1er janvier 2026, ce n’est plus tout à fait le cas : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 relève la Contribution sociale généralisée (CSG) sur une partie des revenus du capital. L’effet se voit déjà sur la fiscalité de plusieurs placements, mais la portée exacte de cette réforme a entretenu un certain flou pendant des semaines.
La CSG sur ces revenus passe de 9,2 % à 10,6 %, soit une hausse de 1,4 point, ce qui fait grimper le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % et la flat tax de 30 % à 31,4 %. Pour préserver l’épargne populaire et l’investissement locatif, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les contrats d’assurance-vie, PEL, CEL et livrets réglementés gardent une CSG à 9,2 %. Beaucoup ont donc pensé que certains PER, surtout assurantiels, pourraient eux aussi profiter de ce régime, avant que la Direction générale des finances publiques ne vienne doucher ces espoirs.
Hausse de la CSG 2026 : tous les PER finalement concernés
Tout est parti de l’amendement gouvernemental n°1104, qui excluait de la hausse les produits liés aux contrats de capitalisation, dont l’assurance-vie. Certains spécialistes en ont déduit que les PER assurantiels pourraient, eux aussi, échapper à la nouvelle CSG. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a tranché : le régime fiscal du Plan d’Épargne Retraite (PER) prime sur l’enveloppe qui le porte et la hausse s’applique à tous les contrats, assurantiels ou bancaires, individuels ou d’entreprise, à compter du 1er janvier 2026.
Concrètement, les prélèvements sociaux à 18,6 % s’appliquent désormais aux gains réalisés dans un PER lors de la sortie, contre 17,2 % auparavant, ce qui porte la flat tax à 31,4 % pour les épargnants qui choisissent ce mode d’imposition. L’État vise au passage 2,66 milliards d’euros (€) de recettes supplémentaires grâce à cette hausse de CSG, tandis que la ligne de partage entre placements épargnés et touchés devient plus nette. Les contrats d’assurance-vie, PEL, CEL, Livret A, LDDS, LEP, revenus fonciers et plus-values immobilières restent épargnés, alors que comptes-titres, PEA lors des retraits, épargne salariale investie, livrets fiscalisés ou comptes à terme subissent la même hausse que le PER.
PER et hausse de la CSG : ce qui change pour la fiscalité de sortie
La fiscalité du PER dépend toujours du choix fait à l’entrée, mais la hausse de la CSG renchérit désormais la note sur la partie gains. Si vos versements volontaires ont été déduits de votre revenu imposable, le capital retiré sera taxé au barème de l’impôt sur le revenu, tandis que les plus-values supportent la flat tax de 31,4 %. En cas de versements non déduits, le capital reste exonéré d’impôt sur le revenu et seules les plus-values sont soumises à ce taux majoré. Prenons un retrait de 20 000 € avec 5 000 € de gains : avant 2026, les prélèvements sociaux de 17,2 % représentaient 860 € ; avec un taux porté à 18,6 %, l’addition monte à 930 €, soit 70 € de plus pour la même opération.
Les autres composantes de votre PER n’y échappent pas. Les sommes issues de la participation, de l’intéressement ou d’un compte épargne-temps, lorsqu’elles sont investies dans un PER puis retirées en capital, supportent elles aussi des prélèvements sociaux à 18,6 %. En sortie en rente, une fraction de la rente reste soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, qui montent là encore au nouveau niveau. Malgré ce tour de vis, le PER garde un interet marqué pour les contribuables fortement imposés grâce à la déductibilité des versements, tandis que l’assurance-vie, préservée de la réforme, s’affirme plus que jamais comme un complément pour diversifier l’épargne retraite.
En bref
- La loi de financement de la Sécurité sociale 2026 relève la CSG sur certains revenus du capital au 1er janvier 2026, faisant passer les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %.
- Après un flou lié à l’amendement n°1104, la DGFiP confirme que tous les PER, assurantiels comme bancaires, supportent désormais une flat tax relevée à 31,4 % sur les gains.
- Entre exemple chiffré à la clé et comparaison avec l’assurance-vie épargnée, l’article détaille comment ajuster sa stratégie d’épargne retraite face à cette hausse de CSG.





