IKKS : le futur de la marque en jeu, verdict imminent sur la reprise et les offres clés à suivre
IKKS, en redressement judiciaire, est au cœur d'une bataille de repreneurs. Le 28 novembre 2025, une décision cruciale déterminera l'avenir de ses 473 points de vente et 1 287 salariés.

Dernière ligne droite pour IKKS face à sa possible reprise : le sort du groupe de prêt-à-porter premium doit être scellé à très court terme, avec plusieurs scénarios sur la table. Derrière les chiffres, c’est la configuration même de la marque qui pourrait changer, entre recentrage, cessions partielles et arrêts de lignes.
Placée en redressement judiciaire début octobre malgré un plan de relance, l’enseigne suscite une forte concurrence entre candidats. Une audience décisive est attendue le 28 novembre 2025 à Paris. Le périmètre sauvé, les marques conservées et le réseau opérationnel se jouent maintenant. Verdict sous peu.
Reprise d’IKKS : calendrier et arbitrages clés
Plusieurs offres ont été publiées par le tribunal des activités économiques de Paris, après un appel à candidats clôturé le 24 octobre. Une dizaine d’offres ont été deposees avant la date limite, et les prétendants peuvent encore les améliorer jusqu’à l’audience. Fin août, l’entreprise comptait 473 points de vente en France et dans 11 autres pays, pour 1 287 salariés dans le monde dont 1 094 en France.
Ce tour de table intervient après un plan social annoncé en février 2024 qui prévoyait la suppression de 202 postes et la fermeture de 77 magasins et corners sur 604 ; in fine, 140 emplois avaient été concernés. Début octobre, la procédure collective a été ouverte. Dans ce contexte, les actionnaires de long terme, dont Avenue Capital, CarVal Investors et Marathon Asset Management, se sont orientés vers une cession de la société.
Offres de reprise : emplois, magasins et marques en balance
Le groupe industriel français Verdoso, qui a racheté l’an dernier The Kooples, propose de reprendre 556 salariés, dont 425 en CDI, et 224 magasins comprenant 99 succursales, 113 contrats d’affiliés et 12 corners en grands magasins, pour un prix de cession de 110.040 euros. Son projet s’accompagnerait de l’arrêt des marques One Step et I.Code, ainsi que de IKKS Junior.
De leur côté, Santiago Cucci, président de la holding HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur de Veepee, avancent une offre à 500.000 euros avec un recentrage sur la marque IKKS et les lignes adultes, et la sauvegarde de 391 emplois et 141 points de vente, dont 88 magasins en propre et 53 affiliés. Le groupe Amoniss, propriétaire de Pimkie, met également 500.000 euros sur la table pour préserver 393 CDI et 168 points de vente en France, dont 88 succursales. BCRI Holding, connu pour Café Coton, propose 800.000 euros pour 426 salariés et 67 baux. Le Groupe Beaumanoir vise trois magasins en reprise partielle et, surtout, offre un million d’euros pour acquérir les marques IKKS et les noms de domaine. D’autres dossiers plus ciblés apparaissent, comme celui de Faguo sur 13 magasins.







