Assurance habitation 2026 : Bretagne, Pays de la Loire, Rennes, Brest… ces zones où vous paierez jusqu'à 40 % moins cher qu'en Île‑de‑France
Entre hausses en série et météo qui se dérègle, la facture d’assurance habitation s’envole partout en France. Pourtant, certaines régions et grandes villes resteront nettement moins chères en 2026 : savez‑vous lesquelles ?

Entre les factures d’énergie et le panier de courses, les ménages scrutent désormais chaque dépense fixe. La prime de assurance habitation, longtemps perçue comme un coût banal, s’est mise elle aussi à grimper d’année en année. De quoi relancer une question qui interresse beaucoup de locataires et de propriétaires : paye‑t‑on vraiment la même chose partout en France ?
Les hausses déjà appliquées donnent le ton. En 2025, les tarifs d’assurance habitation ont bondi de 8% à 12% selon les profils et les régions, et pour 2026 l’assureur Leocare prévoit encore une progression moyenne comprise entre 6% et 7%. Les propriétaires seraient les plus touchés, avec des augmentations annoncées jusqu’à 12%, quand les locataires se situeraient plutôt entre 8% et 10%. Reste à voir où l’on continuera malgré tout à payer moins.
Assurance habitation 2026 : des hausses fortes mais des écarts régionaux
Les mauvaises nouvelles ne concernent pas que le logement : Leocare anticipe aussi une hausse d’environ 5% des primes auto en 2026. Pour l’habitation, l’UFC-Que Choisir a déjà mesuré plus de 7% d’augmentation en 2024, puis une flambée entre 8% et 12% en 2025. S’y ajoute l’explosion de la surprime « Cat Nat », passée de 12% à 20% au 1er janvier 2025 et représentant en moyenne 41 euros par an.
Pour autant, la carte des prix reste très contrastée. Les données collectées sur des dizaines de milliers de contrats par l’assureur Acheel placent la Bretagne et les Pays de la Loire en tête des régions les moins chères pour un appartement, avec des primes moyennes proches de 71,64 euros et 76,82 euros par an. Pour une maison, les Pays de la Loire (136,97 euros) devancent légèrement la Bretagne (137,87 euros), devant la Normandie, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine. A l’autre extrémité, l’Île-de-France atteint 118,71 euros pour un appartement comparable, loin devant Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie.
Les villes les moins chères pour assurer son logement en 2026
Les grandes villes suivent la même logique. D’après les mêmes relevés, plusieurs métropoles de l’ouest et du centre se distinguent par des primes très basses pour un appartement type dans une commune de plus de 100 000 habitants.
- Brest : 69,70 euros par an
- Rennes : 70,17 euros par an
- Angers : 72,82 euros par an
- Caen : 77,97 euros par an
- Limoges : 79,03 euros par an
Ces tarifs reflètent des villes au climat tempéré et à la sinistralité limitée. L’assureur Leocare constate que les villes moyennes sont « plus exposées à des aléas précis et constituées d’une concentration urbaine favorisant les sinistres du quotidien », détaille l’assureur Leocare, cité par Capital. Carcassonne est ainsi décrite comme « fortement exposée aux épisodes méditerranéens et aux risques d’inondations par ruissellement », selon Leocare : un propriétaire d’un trois-pièces y paie déjà 256 euros par an, tandis que La Rochelle, Bordeaux, Avignon, Agen, Montauban ou Bourges affichent des niveaux comparables.
Comment profiter des régions et villes les moins chères pour son assurance habitation ?
En 2026, la plupart des acteurs du marché anticipent pour l’assurance habitation une hausse moyenne supplémentaire de 6% à 7%, qui viendra s’ajouter aux augmentations déjà enregistrées. Même avec ce rattrapage, les régions historiquement bon marché comme la Bretagne, les Pays de la Loire ou la Normandie devraient rester nettement en dessous des zones les plus exposées. Les études montrent aussi qu’assurer une maison coûte en moyenne presque deux fois plus cher qu’un appartement, autour de 143 euros par an contre 314 euros pour un profil type, ce qui creuse encore l’écart entre petites villes de l’ouest et grandes métropoles denses.
Selon l’Etat, « le coût de la sinistralité des catastrophes naturelles devrait en effet augmenter d’environ 40% d’ici 2050 pour les seuls enjeux climatiques ».
En bref
- En 2025 puis 2026, les primes d’assurance multirisques habitation augmentent de 8 à 12 % en moyenne, avec des écarts marqués entre régions françaises selon les données d’assureurs comme Acheel et Leocare.
- Bretagne, Pays de la Loire et Normandie s’imposent comme les régions les moins chères, avec des villes comme Brest, Rennes, Angers ou Caen où assurer un appartement coûte plusieurs dizaines d’euros de moins qu’en Île‑de‑France ou en PACA.
- Derrière ces écarts de prix se cachent climat, fréquence des sinistres et type de logement, des leviers à mieux comprendre pour ajuster son contrat habitation en 2026 sans sacrifier ses garanties.









