Électricité : le prix flambe ce 1er novembre, ce créneau horaire précis à éviter pour ne pas faire exploser votre facture

Avec un prix moyen de 234 €/MWh et un pic à 300 €/MWh ce dimanche 1er novembre 2026, la France vit une journée électrique sous tension. Quels créneaux horaires pénalisent le plus les foyers en contrat dynamique, et lesquels privilégier pour alléger la facture ?
Ce dimanche 1er novembre 2026, le prix de gros de l’électricité en France fait partie des plus élevés du mois. Sur le marché day-ahead d’EPEX SPOT, qui fixe la référence pour le lendemain, la courbe horaire dessine une journée tendue, avec un creux en milieu de journée et un pic marqué en début de soirée.
En moyenne, le prix de l’électricité s’établit à 234 €/MWh hors taxes, d’après les cotations spot pour la France. Soit 40,7 % au-dessus de la moyenne des trente derniers jours, située à 166 €/MWh, ce qui place ce dimanche au cinquième rang des journées les plus onéreuses sur cette période et la jauge du suivi quotidien affiche « Journée très chère ». Reste à voir à quelles heures il vaut mieux consommer… ou patienter.
Prix spot du 1er novembre : heures les moins chères et heures à éviter
Sur les vingt-quatre heures de la journée, le prix le plus bas atteint 73 €/MWh entre 13h et 14h, quand le soleil est haut et que la demande est plus calme. Le maximum grimpe à 300 €/MWh entre 18h et 19h, au coeur du pic de consommation du soir, tandis que la moyenne de la journée reste à 234 €/MWh. Par rapport à cette moyenne, les plages de 11h-12h et de 13h-15h se situent au moins 15 % en dessous, alors que celles de 17h-21h se trouvent au moins 15 % au-dessus, sans aucune heure à prix négatif ou nul.
| Heure (Paris) | Prix (€/MWh) | Position vs moyenne | Conseil |
|---|---|---|---|
| 11h-12h | 193 | ≥15 % sous la moyenne | Privilégier |
| 13h-14h | 73 | ≥15 % sous la moyenne | Privilégier |
| 14h-15h | 152 | ≥15 % sous la moyenne | Privilégier |
| 17h-18h | 290 | ≥15 % au-dessus | Éviter |
| 18h-19h | 300 | ≥15 % au-dessus | Éviter |
| 19h-20h | 298 | ≥15 % au-dessus | Éviter |
Pour un foyer en offre à tarification dynamique, ces créneaux peuvent servir de boussole très concrète : déplacer lave-linge, chauffe-eau ou recharge d’un véhicule électrique vers le début d’après-midi limite immédiatement la part énergie de la facture, à condition de disposer d’un compteur Linky qui mesure la consommation heure par heure. Avec un tarif réglementé ou une offre à prix fixe, le prix du kilowattheure ne change pas d’une heure à l’autre et suit plutôt l’évolution du marché mois par mois, si bien que ces courbes ressemblent davantage à une météo du système électrique qu’à des « heures creuses » au sens commercial du terme.
Pourquoi le prix grimpe ce 1er novembre et ce que ça change sur la facture
La tension des prix de ce dimanche s’explique en partie par les conditions de production des jours précédents et par la pointe attendue en soirée. Le samedi 31 octobre, selon RTE via la plateforme éCO2mix, la production éolienne n’a atteint que 128 GWh, soit 63,5 % de moins que le samedi précédent, quand les centrales à gaz ont fourni 75 GWh, 4,4 fois plus que la semaine précédente, dans un contexte où le solde des échanges était exportateur de 271 GWh. Pour ce dimanche 1er novembre, la prévision de RTE table sur une consommation de 1 138 GWh, avec une pointe de 54,1 GW vers 19h, ce qui coïncide avec le pic de prix de début de soirée et renforce le recours aux moyens thermiques plus coûteux, même si depuis minuit la production est restée très majoritairement nucléaire, à 77 %, devant l’éolien à 11 %, le gaz à 5,7 %, l’hydraulique à 4,8 % et les bioénergies à 1,8 %, pour un mix bas carbone à 94 % et 90 GWh d’exportations nettes, soit 19 % de la production. Sur le plan européen, la France se situe au quatrième rang sur onze pays observés avec 234 €/MWh, entre la Pologne à 156 €/MWh et l’Italie à 265 €/MWh, preuve que les interconnexions ne suffisent pas à uniformiser les prix.
Ces chiffres peuvent parraitre abstraits, mais ils rappellent une chose simple : les 234 €/MWh du jour correspondent au prix de gros de l’énergie seule, sur le marché organisé par EPEX SPOT, et non au montant final payé par un ménage. À cette part énergie s’ajoutent l’acheminement de l’électricité, encadré par le TURPE, puis les taxes, dont l’accise sur l’électricité fixée à 30,62 €/MWh depuis le 1er août 2026 et la TVA de 20 % appliquée à l’ensemble de la facture ; selon la grille du tarif réglementé, qui ne bouge pas au 1er novembre, le kilowattheure en option Base coûte 0,2001 € TTC en 3 et 6 kVA et 0,1985 € de 9 à 36 kVA depuis le 1er août 2026, ce qui montre qu’une journée « très chère » sur le marché de gros pèse surtout à court terme sur les clients les plus exposés au spot, tandis que les offres indexées et les prix fixes lissent ces mouvements sur plusieurs mois ou années.
En bref
- Le dimanche 1er novembre 2026, en France, le prix spot de l’électricité atteint en moyenne 234 €/MWh, avec un creux à 73 €/MWh et un pic à 300 €/MWh sur le marché day-ahead d’EPEX SPOT.
- Les heures 11h-12h et 13h-15h restent nettement sous la moyenne quand 17h-21h flambent, ce qui incite les foyers en tarification dynamique équipés d’un compteur Linky à décaler leurs usages les plus gourmands.
- Entre éolien en forte baisse, centrales à gaz plus sollicitées selon les données RTE et éCO2mix, et pointe à 19h, cette journée très chère interroge l’impact réel sur la facture finale entre prix de gros, TURPE, accise et TVA.








