Prix alimentaires 2026 : la promesse ferme du patron d'Intermarché pour votre portefeuille et ce que cela signifie vraiment

Le 1er septembre 2026, sur BFMTV, Thierry Cotillard assure qu’il n’y aura pas de nouvelle inflation sur les produits du quotidien. Derrière cette promesse rassurante, négociations serrées, déréférencements et risques cachés continuent pourtant de peser sur le panier des ménages.
Dans le Face à Face de ce mardi 1er septembre 2026, le patron d’Intermarché et de Netto a été sommé de répondre à la question qui taraude les ménages français : après deux ans de hausses en rayon, faut‑il encore s’attendre à payer plus cher son plein de courses cette année ? Face caméra, le président du groupement Les Mousquetaires, Thierry Cotillard, a choisi des mots tranchés.
« La réponse est non », a lancé Thierry Cotillard sur BFMTV, en estimant qu’il n’y aura pas de nouvelle inflation cette année pour les produits de grande consommation. Pour ce dirigeant, l’épisode de flambée des étiquettes appartient désormais au passé récent, même si les prix restent élevés après les vagues successives de 2022 et 2023. Reste à voir ce que cela signifie concrètement pour le panier des Français.
Thierry Cotillard promet des prix quasi stables en 2026
Pour le groupement Les Mousquetaires, qui rassemble notamment les enseignes Intermarché et Netto, l’engagement de Thierry Cotillard se traduit par une hausse très limitée des prix alimentaires en 2026. Les demandes initiales de nombreux industriels tournaient autour de 6 à 8 % de revalorisation tarifaire lors des négociations commerciales 2026, mais les enseignes affirment les avoir ramenées à une inflation moyenne proche de 1 %. L’objectif annoncé pour les produits de grande consommation se situe entre 0 à 1 % de progression des prix selon les catégories, loin des à-coups spectaculaires des années précédentes.
Cette promesse de prix quasi stables intervient alors que l’environnement reste loin d’être apaisé. En zone euro, l’inflation a atteint 3,3 % sur un an au mois d’août, après 2,9 % en juillet, et les taux à dix ans de la France ont grimpé autour de 4,21 %, un plus haut depuis la crise financière. Pour les ménages, les crédits immobiliers vont déjà coûter plus cher, « les banques répercutant dans leurs barèmes la dégradation de leurs conditions de financement », souligne la société de courtage en crédit immobilier Cafpi, ce qui met encore un peu plus de pression sur le pouvoir d’achat.
Négociations 2026 : les chiffres qui appuient le « pas de nouvelle inflation »
Au cœur de cette prévision de pas de nouvelle inflation en 2026 se trouvent des dizaines d’accords conclus rayon par rayon avec les grands groupes agroalimentaires. L’engagement résumé par la formule Thierry Cotillard pas de nouvelle inflation 2026 s’appuie sur des données très concrètes. Les distributeurs expliquent avoir neutralisé l’essentiel des demandes de hausse en jouant sur la concurrence entre marques nationales, marques de distributeur et fournisseurs de taille moyenne. Quelques repères permettent de mesurer l’ampleur de ce bras de fer.
| Indicateur | Valeur | Période / date | Source / contexte | Impact pour le consommateur |
|---|---|---|---|---|
| Inflation alimentaire visée après négos | ~1 % en moyenne | campagne 2026 | compromis industriels–distributeurs | hausse très limitée en rayon |
| Objectif Mousquetaires PGC | 0 à 1 % | année 2026 | projection enseigne | prix des courses quasi stables |
| Demandes initiales de hausses | 6 à 8 % | début négociations 2026 | grands groupes agroalimentaires | hausse jugée excessive, en partie refusée |
| Cas extrême chocolat | +15 à +25 % | négos 2026 | fournisseurs déréférencés | produits remplacés par d’autres références |
| Opération prix coûtant concombres | 21 sept, 3 semaines | automne 2026 | Mousquetaires, producteurs français | soulagement temporaire sur les légumes |
Pour tenir ces ordres de grandeur, les enseignes n’hésitent pas à couper des références quand les demandes de revalorisation dépassent largement ces bornes, notament sur des catégories comme le chocolat où certains fournisseurs réclamaient entre 15 et 25 % de hausse. Les produits concernés sont alors remplacés par d’autres marques ou par des marques de distributeur, tandis que des opérations à prix coûtant sur des fruits et légumes français ou le versement anticipé d’une prime de 1,2 million d’euros au titre du programme Merci doivent à la fois soutenir les producteurs et donner un peu d’air aux consommateurs.
En bref
- Le 1er septembre 2026, sur BFMTV, Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires (Intermarché, Netto), affirme qu’il n’y aura pas de nouvelle inflation sur les produits de grande consommation.
- S’appuyant sur les négociations commerciales 2026, il met en avant une inflation limitée entre 0 et 1 % en moyenne, obtenue au prix de bras de fer avec les industriels et de déréférencements ciblés, notamment dans le chocolat.
- Entre opérations à prix coûtant, soutien aux producteurs et contexte macro toujours tendu, les conditions pour que cette promesse tienne et les risques de nouveaux chocs restent au centre des interrogations des ménages.







