Erreurs de transaction depuis le 27 janvier 2026 : ce bug bancaire qui touche Boursorama, Caisse d’Épargne et Banque Populaire affole des milliers de clients
Depuis le 27 janvier 2026, des clients de Boursorama, de la Caisse d’Épargne ou de la Banque Populaire voient surgir des paiements en doublon sur leurs comptes. Bug technique annoncé, pas de piratage, mais que signifie vraiment cet incident massif pour votre argent ?

Voir son compte bancaire afficher soudain une série de paiements inconnus a gâché le début de semaine de nombreux clients français. Depuis le 27 janvier 2026, des clients de la banque en ligne Boursorama, mais aussi de la Caisse d’Épargne, de la Banque Populaire et du Crédit Coopératif, disent avoir vu apparaître des opérations qu’ils assurent ne jamais avoir effectuées ou déjà réglées. Entre comptes qui plongent dans le rouge et plafonds de carte qui semblent explosés, la panique s’est invitée dans les conversations en ligne. Sur les réseaux sociaux, une question revient partout : s’agit‑il d’une fraude ou d’un simple bug ?
Les premiers éléments remontés par les banques évoquent des erreurs de transaction bancaire liées à un incident de traitement informatique, et non à une cyberattaque. Selon leurs messages adressés aux clients, des paiements par carte ont été enregistrés en doublon ou « à tort » sur les comptes, parfois plusieurs jours après l’achat initial. Les établissements concernés disent travailler à une régularisation rapide, tout en demandant aux usagers de garder leur calme. Reste à comprendre ce qui, concrètement, a déraillé dans la chaîne de paiement.
Erreurs de transaction bancaire : quelles banques sont touchées et ce que voient les clients
Les témoignages se ressemblent : un retrait ou un paiement ancien ressurgit soudain, ou bien un achat en ligne, parfois sur une plateforme comme Vinted, est débité une seconde fois. Plusieurs milliers d’utilisateurs disent avoir repéré des lignes de paiement en doublon sur leur espace client, une situation qui a vite été jugé anormale. Chez Boursorama comme dans les banques du groupe BPCE, ces anomalies concernent surtout des règlements par carte, sans motif visible pour le client.
Face à la colère montante, les établissements ont commencé à communiquer. Boursorama Banque a ainsi prévenu ses clients que « Certains paiements peuvent apparaître à tort sur votre compte depuis le 27/01/26 », citée par Capital, en leur demandant de « pas contester les opérations concernées ». La Caisse d’Épargne a de son côté indiqué que des paiements par carte pouvaient « apparaître à tort » sur les comptes, tout en pointant un « acteur bancaire qui a réalisé des erreurs de transaction » et en assurant vouloir « remédier à la situation ». Au sein du groupe BPCE, les messages se veulent rassurants : l’établissement parle d’un incident maîtrisé, assure que « l’annulation des opérations en doublons est en cours » et promet « la remise en état des comptes de nos clients dans les plus brefs délais ».
Bug technique, pas de fraude : origine de l’incident et régularisation des comptes
Les établissements expliquent que l’incident ne vient pas directement de Boursorama ou de la Caisse d’Épargne, mais d’un prestataire technique chargé de redistribuer les flux, qui a transmis des fichiers de transactions en double lors du traitement informatique. Selon plusieurs médias spécialisés, il s’agirait de Monext, un acteur des paiements, filiale du Crédit Mutuel Arkéa. Cette duplication a forcé les systèmes à enregistrer deux fois la même opération sur les relevés, créant des débits miroirs purement comptables.
Sur le terrain, les effets restent concrets : comptes en découvert, opérations refusées et plafonds de carte saturés. Les banques concernées affirment que tous les frais liés à cet incident seront neutralisés et promettent un retour à la normale rapide. Selon les informations disponibles, les fonds indûment débités devraient être recrédités automatiquement sous 48 à 72 heures, même si le délai exact dépend de chaque enseigne. Les clients n’ont en principe aucune démarche à effectuer : les opérations en doublon doivent être annulées sans contestation individuelle, et il n’est pas recommandé de faire opposition à sa carte dans ce cadre précis. Si des anomalies persistent après quelques jours, il reste possible de saisir son conseiller ; le Code monétaire et financier prévoit un délai de 13 mois pour contester un paiement non autorisé.
En bref
- Depuis le 27 janvier 2026, des clients de Boursorama, de la Caisse d’Épargne, de la Banque Populaire et du Crédit Coopératif constatent des paiements inattendus sur leurs comptes.
- Un bug informatique chez le prestataire de paiement Monext, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, a provoqué des débits en doublon qui doivent être annulés automatiquement sous 48 à 72 heures.
- Entre découverts artificiels, plafonds bloqués et droits de contestation jusqu’à 13 mois, ce dossier explique comment garder la main sans céder à la panique.









