Crédit immobilier en mars 2026 : voici les taux à 3,20 %, 3,30 % et 3,40 % sur 15, 20 et 25 ans que vous pouvez encore négocier

Par Paul Graph - Publié le

En mars 2026, les taux de crédit immobilier se stabilisent autour de 3,20 % à 3,40 % sur 15 à 25 ans, après une année 2025 chahutée. Quelles banques, régions et catégories d’emprunteurs tirent vraiment parti de cette accalmie ?

Crédit immobilier en mars 2026 : voici les taux à 3,20 %, 3,30 % et 3,40 % sur 15, 20 et 25 ans que vous pouvez encore négocier

Avec le retour du printemps, les ménages qui ont un projet immobilier scrutent de près les baromètres bancaires. Après une année 2025 marquée par des secousses, les taux de crédit immobilier semblent avoir trouvé un nouveau point d’équilibre, sans envolée brutale ni vraie détente. La question, pour un emprunteur, reste simple : à combien peut-on emprunter en mars sur 15, 20 ou 25 ans, et où se situent les meilleures marges de négociation ?

Les dernières grilles compilées par les courtiers Meilleurtaux, Le-Partenaire et Empruntis, recoupées par MoneyVox et Immobilier Danger, décrivent une phase de consolidation : légère hausse par rapport au point bas de 2025, mais stabilisation en ce début 2026, dans un environnement financier un peu plus serein. Comme le résume Fabienne Laborde, directrice des Opérations de Le-Partenaire.fr et Eloa.io, « On note qu’il n’y a pas de mouvement haussier ou baissier significatif, c’est plutôt une période de consolidation des conditions de financement », a-t-elle expliqué à MoneyVox. Le détail réserve quelques surprises.

Taux de crédit immobilier en mars 2026 : 3,20 %, 3,30 % et 3,40 % en ligne de mire

Selon les barèmes observés par Meilleurtaux, relayés par MoneyVox, un emprunteur peut viser en moyenne en mars 2026 des taux autour de 3,20 % sur 15 ans, 3,30 % sur 20 ans et 3,40 % sur 25 ans. Les chiffres de Le-Partenaire et Empruntis confirment cette fourchette, comprise globalement entre 3,20 % et 3,60 % selon la durée et l’intermédiaire :

Durée du prêt Meilleurtaux Le-Partenaire Empruntis
15 ans 3,20% 3,18% 3,45%
20 ans 3,30% 3,28% 3,50%
25 ans 3,40% 3,38% 3,60%

Ces taux moyens, calculés à partir des barèmes fournis par les banques, n’intègrent pas encore le coût de l’assurance emprunteur, qui se mesure via le TAEG. Ils s’inscrivent dans une trajectoire de remontée par rapport au creux de 3,06 % observé au printemps 2025 : Immobilier Danger relève un taux moyen à 3,20 % en janvier 2026, ce qui confirme une hausse puis un palier. Derrière ces chiffres, les écarts restent marqués selon les régions, les politiques commerciales et la qualité des dossiers ; comme le rappelle Le-Partenaire.fr et Eloa.io, « Les meilleurs taux accessibles aux profils solides demeurent attractifs en mars (souvent légèrement meilleurs que les taux moyens) », a confirmé la plateforme à MoneyVox, ce qui rend la comparaison encore plus interressante pour les emprunteurs les mieux armés.

OAT 10 ans, banques « thermomètres » et coups de pouce aux primo-accédants

Si les barèmes se tiennent, c’est en grande partie grâce à la détente de l’OAT 10 ans, le taux d’emprunt de l’Etat français qui sert de repère aux crédits immobiliers à taux fixe. Depuis le début février, cette OAT recule, ce qui allège le coût de refinancement des banques. « Après des mois de fluctuations, les taux retrouvent une stabilité encourageante et les OAT ne cessent de baisser depuis le début du mois de février. Une opportunité positive sur le marché n’est pas à exclure », a analysé Caroline Pasquereau, directrice de la communication d’Empruntis, dans MoneyVox. L’adoption du budget 2026 par l’exécutif a aussi rassuré les marchés financiers, contribuant à ce mouvement d’apaisement.

Face à ce contexte plus lisible, certains établissements ont déjà ajusté leurs grilles : La Banque Postale a abaissé ses taux de 0,25 point et Société Générale de 0,10 point. « Ces établissements font figure de thermomètre en matière de crédit », a analysé Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer, citée par MoneyVox. « Ils répercutent plus sensiblement que les autres les évolutions des conditions de financement tout en étant très attentifs à leur rentabilité. » Les disparités régionales demeurent : Ouest et Ile-de-France affichent souvent des conditions plus avantageuses, alors que d’autres territoires se montrent plus sélectifs. En arrière-plan, les règles du HCSF continuent de s’appliquer : endettement limité à 35 % des revenus, durée plafonnée à 25 ans, avec une marge de dérogation de 20 % ciblée sur les primo-accédants et les résidences principales, sous le contrôle du taux d’usure défini par la Banque de France.

Les banques restent d’ailleurs très actives auprès des nouveaux acheteurs. MoneyVox souligne qu’elles « poursuivent leur effort à l’égard des primo-accédants » avec des prêts bonifiés et des frais réduits, souvent cumulables avec le Prêt à Taux Zéro ou les dispositifs d’Action Logement. « De nombreuses offres devaient initialement prendre fin en décembre 2025 mais elles ont été reconduites cette année, c’est un bon signal pour les primo-accédants », a signalé Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis Courtage, dans les colonnes de MoneyVox. Le Crédit Coopératif illustre cette stratégie avec un prêt de 20 000 euros à 0 %, dans la limite de 10 % du montant financé, réservé aux moins de 35 ans bénéficiaires du PTZ, ce qui permet de faire baisser le coût moyen du financement malgré des taux nominaux proches de 3,30 % sur 20 ans.

Pour un ménage qui veut se positionner en mars, trois leviers ressortent nettement des baromètres et des témoignages de terrain : renforcer son apport autour de 10 à 20 % pour absorber les frais, présenter une situation professionnelle stable avec un reste à vivre confortable, et solliciter plusieurs banques ou courtiers afin de profiter des décotes locales et des offres bonifiées encore ouvertes en 2026.

En bref

  • En mars 2026, les baromètres de Meilleurtaux, Le-Partenaire et Empruntis montrent des taux de crédit immobilier stabilisés après le point bas du printemps 2025.
  • Les taux moyens se situent entre 3,20 % et 3,60 % sur 15, 20 et 25 ans, avec des écarts marqués selon les banques, les régions, les profils et l’effet des baisses de La Banque Postale et Société Générale.
  • Entre détente de l’OAT 10 ans, coups de pouce aux primo-accédants et stratégies d’apport, l’enjeu est de comprendre comment positionner son dossier en ce début de printemps.