Voiture électrique à 100€ par mois : le leasing social revient le 16 juillet, voici les nouvelles conditions pour être éligible
À partir du 16 juillet 2026, l’État relance le leasing social pour 50 000 voitures électriques entre 100 et 200 € par mois. Revenus, trajets et modèles éligibles feront la différence pour accéder à ce coup de pouce très attendu.

Une troisième « saison » du leasing social s’apprête à démarrer, dans un contexte où les ventes de voitures électriques progressent fortement en France. Mis en place en 2024 puis reconduit en 2025, ce dispositif a permis de financer environ 50 000 véhicules à chaque fois et a largement contribué au décollage de l’électrique, dont les immatriculations ont atteint 241 568 unités au premier semestre 2026, soit 28 % des ventes de voitures neuves.
Le gouvernement remet donc le dispositif sur les rails mi-juillet, avec une nouvelle enveloppe réservée à des ménages modestes et à des « gros rouleurs ». « On va continuer la politique de leasing social. Ça permet d’avoir des véhicules entre 100 et 200 euros par mois et des dizaines de milliers de foyers ont eu accès à un véhicule électrique alors qu’à l’achat, ils n’auraient sans doute pas pu se le permettre », a déclaré Roland Lescure dans un entretien à Nice Matin. De quoi nourrir beaucoup d’attentes, mais aussi de nombreuses questions sur les conditions exactes pour en bénéficier.
Leasing social 2026 : une troisième vague dès le 16 juillet
Selon les informations déjà communiquées par l’exécutif, la nouvelle édition du leasing social 2026 ouvrira le 16 juillet 2026, avec à nouveau un objectif de 50 000 contrats. Le principe reste le même : une location longue durée d’un véhicule électrique neuf, sans apport, pour un loyer encadré à un maximum de 200 euros par mois toutes taxes comprises. L’aide publique, qui peut atteindre 9 500 euros, est versée directement au professionnel et vient en déduction des loyers. L’État a prévu une enveloppe globale de 401 millions d’euros pour financer cette troisième édition.
Le gouvernement impose aussi un cadre plus précis aux offres. La durée minimale des contrats doit être de trois ans et le kilométrage inclus d’au moins 15 000 km par an sans frais supplémentaires, afin de réellement répondre aux besoins des gros rouleurs. Un quart des offres au moins devra afficher une mensualité inférieure à 140 euros. En parallèle, les ventes de voitures électriques continuent de s’accélérer, après un total d’un peu plus de 327 000 unités sur l’ensemble de l’année 2025, et la France reste au-dessus de la moyenne européenne, autour de 19 % des ventes au début de 2026.
| Paramètre | Règle 2026 | Détail / alerte | Source |
|---|---|---|---|
| Date d’ouverture | 16 juillet 2026 | Lancement de la 3e édition | Ministère de l’Économie |
| Loyer mensuel | Jusqu’à 200 € TTC | 25 % des offres < 140 € | Gouvernement |
| Apport initial | Aucun apport exigé | Aide jusqu’à 9 500 € | Ministère de l’Économie |
| Durée et kilométrage | Contrat ≥ 3 ans | Minimum 15 000 km/an | Ministère de la Transition écologique |
| Dépenses non incluses | Assurance, options, services | À payer en plus du loyer | Service public |
Ces règles visent à rendre lisible ce que recouvrent vraiment des mensualités de 100 à 200 euros : il s’agit du loyer nu, l’assurance obligatoire, les éventuelles options et les services restant à la charge de l’automobiliste. Les concessionnaires ne peuvent pas facturer de frais de dossier spécifiques pour avancer l’aide publique, ni exiger une caution liée à ce financement.
Qui pourra en profiter, et avec quelles voitures électriques ?
Le dispositif reste réservé à des ménages aux revenus modestes et à un usage intensif de la voiture. Le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 euros, et il faut soit parcourir plus de 10 km pour se rendre au travail, soit effectuer plus de 8 000 km par an pour des trajets professionnels. Les bénéficiaires des éditions 2024 et 2025 ne pourront pas déposer un nouveau dossier. L’exécutif a évoqué l’élargissement à certains professionnels de santé libéraux, comme les infirmières ou aides-soignants, ainsi qu’une possible priorisation de certains territoires, tout en rappelant que le dispositif restera ciblé pour contenir son coût dans un contexte de finances publiques tendues.
Côté véhicules, seuls les modèles 100 % électriques neufs de catégorie M1, disposant d’un score environnemental suffisant et figurant sur une liste validée par l’ADEME, pourront entrer dans le leasing social 2026. Plusieurs marques comme Renault, Hyundai ou Citroën ont déjà préparé des offres, tandis que d’autres se retrouvent exclues. Parmi les constructeurs, Volkswagen fait figure d’absent : la nouvelle réglementation impose un prix maximal de 47 000 euros et un poids inférieur ou égal à 1 800 kg, ce qui écarte des modèles comme les ID.3 et ID.4, et le constructeur n’a pas pu obtenir à temps le document d’homologation nécessaire pour sa nouvelle Polo électrique. Volkswagen met en avant des offres de location longue durée à 199 euros par mois sans apport pour cette citadine, hors leasing social, alors que les choix budgétaires à venir du gouvernement, notamment entre ce dispositif et le bonus écologique classique, seront suivis de très près par l’industrie automobile.
En bref
- À l’été 2026, le gouvernement relance pour une troisième édition le leasing social, avec 50 000 contrats de voitures électriques subventionnés entre 100 et 200 € par mois.
- Loyers plafonnés à 200 €, contrat d’au moins trois ans, 15 000 km/an inclus et conditions strictes de revenus et d’usage encadrent ce dispositif réservé aux ménages modestes.
- Entre liste de modèles validés par l’ADEME, marques absentes comme Volkswagen et démarches à lancer dès le 16 juillet, les enjeux pour maximiser ses chances restent nombreux.









