Crédit immobilier juin 2026 : ces taux sur 15, 20 et 25 ans peuvent vous coûter plus de 40 000 € de trop si vous ne négociez pas maintenant

Par Paul Graph - Publié le

En juin 2026, les taux de crédit immobilier se figent autour de 3,3 à 3,5 % sur 15, 20 et 25 ans. Jusqu'où ces niveaux pèsent-ils sur votre mensualité et le coût total de votre achat ?

Crédit immobilier juin 2026 : ces taux sur 15, 20 et 25 ans peuvent vous coûter plus de 40 000 € de trop si vous ne négociez pas maintenant

Après plusieurs mois à grappiller quelques dixièmes de point, les taux de crédit immobilier marquent une pause en ce mois de juin 2026. Les banques ont choisi de calmer le jeu malgré un contexte chahuté par les tensions autour de l’Iran, la pression sur les OAT 10 ans et une réunion de la BCE très observée à la mi-juin.

Les baromètres des grands courtiers comme Meilleurtaux, Pretto et Empruntis affichent désormais des niveaux qui se tassent autour de 3,3 à 3,5 % sur 15, 20 et 25 ans. Pour un emprunt standard de 250 000 € sur 20 ans, cela veut dire une mensualité au-delà de 1 400 € hors assurance, avec un coût total du crédit qui flirte avec les 100 000 €. Reste à voir, durée par durée, ce que ces taux impliquent pour votre budget.

Taux de crédit immobilier en juin 2026 : 15, 20 et 25 ans sous la barre des 3,6 %

En juin, Meilleurtaux affiche des taux moyens de 3,25 % sur 15 ans, 3,39 % sur 20 ans et 3,44 % sur 25 ans. Chez Empruntis, les barèmes montent à 3,35 % sur 15 ans, 3,45 % sur 20 ans et 3,55 % sur 25 ans. Pretto se situe légèrement au-dessus, avec 3,37 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans. En pratique, cela dessine des fourchettes d’environ 3,25 à 3,37 % sur 15 ans, 3,39 à 3,47 % sur 20 ans et 3,44 à 3,55 % sur 25 ans, hors assurance.

Le mouvement reste très contenu. Pretto parle d' »ajustements limités » malgré le contexte international tendu autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz. Le message envoyé aux ménages est assez net : « Les futurs emprunteurs ne doivent pas attendre une chute massive des taux », prévient Ludovic Laborde, cofondateur d’Eloa, cité par MoneyVox. Même tonalité du côté de Meilleurtaux, où Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires, estime qu’ »Aucune hausse massive des taux, ni forte baisse, n’est à attendre jusqu’à la rentrée de septembre ». En toile de fond, la BCE pourrait même durcir un peu le ton si les tensions inflationnistes se ravivent.

Combien coûtent ces taux sur 15, 20 ou 25 ans pour votre projet ?

À ces niveaux, le passage à l’euro sonnant et trébuchant est parlant. Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, Pretto calcule qu’un taux de 3,47 % se traduit par une mensualité d’environ 1 446 € hors assurance, pour un coût total du crédit dépassant 97 000 €. Avec le taux Meilleurtaux de 3,39 %, la mensualité descend à 1 434 € et le coût total tourne autour de 94 600 €. Un an plus tôt, à 3,20 %, la même opération coûtait déjà 34 € de moins chaque mois, soit près de 8 254 € économisés sur la durée. Selon La Centrale de Financement, sur un prêt de 250 000 € sur 20 ans, un simple écart de 0,5 point de taux peut représenter plus de 15 000 € de différence.

Les offres promotionnelles creusent encore davantage l’écart. LCL propose par exemple une offre « Vente Flash » à 1,99 % sur certains biens neufs ou logements bien notés au DPE : dans ce cas, la mensualité tombe à environ 1 264 € pour un coût total d’environ 53 400 €. Face au taux de 3,47 %, cela représente près de 182 € par mois et environ 43 800 € d’intérêts en moins sur 20 ans. Sur la durée du prêt, chaque dixième de point compte vraiment. La durée aussi pèse lourd : pour 250 000 € empruntés, un prêt sur 15 ans autour de 3,13 % donne une mensualité proche de 1 742 € pour un coût total d’environ 63 583 €, quand un prêt sur 25 ans à 3,33 % descend vers 1 229 € par mois mais fait grimper la facture à près de 118 665 €.

Les banques, elles, prêtent davantage mais restent très sélectives. Meilleurtaux estime la production de crédits immobiliers en hausse d’environ 10 % sur un an, tandis que Pretto évoque une progression de 6 % au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025. L’apport moyen atteint désormais environ 79 000 € pour un capital emprunté de 264 141 € sur près de 23 ans, soit à peu près 23 % du prix du bien. Les primo-accédants, eux, disposent en moyenne d’un peu plus de 54 000 € d’apport et allongent la durée de leur prêt pour rester sous le seuil des 35 % d’endettement. Pour décrocher mieux que les barèmes de juin, les courtiers rappellent qu’un très bon dossier peut permettre de gagner de 0,20 à 0,50 point, et que la mise en concurrence des banques fait souvent baisser l’addition de plusieurs dizaines de milliers d’euros, ce qui n’est pas anodin, meme si la conjoncture semble figée.

  • Soigner ses revenus déclarés et sa stabilité professionnelle pour rassurer la banque et viser un taux dans le bas de la fourchette.
  • Augmenter son apport au-delà des seuls frais de notaire afin de réduire le montant emprunté et le taux proposé.
  • Nettoyer ses relevés de compte, solder si possible des crédits à la consommation et faire appel à un courtier en crédit immobilier capable de négocier 0,10 à 0,30 point de moins que les taux affichés.
  • Arbitrer finement entre 15, 20 ou 25 ans en gardant en tête que des mensualités plus faibles aujourd’hui se paient par un coût total beaucoup plus élevé demain.

En bref

  • En juin 2026, les courtiers Meilleurtaux, Pretto et Empruntis observent une stabilisation des taux de crédit immobilier entre 3,25 % et 3,55 % sur 15, 20 et 25 ans.
  • Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, ces niveaux impliquent des mensualités supérieures à 1 400 € et montrent qu'un simple écart de 0,5 point peut coûter plus de 15 000 €.
  • Entre choix de durée, apport personnel, profil emprunteur et recours à un courtier, l'article détaille les leviers concrets pour viser le bas de la fourchette en juin 2026.